mercredi 27 décembre 2017

Garde ton amour

Garde ton amour à ceux qui t’ont connu, ta justice à tous les cœurs droits.
Que le pied de l’orgueil ne vienne pas à moi, que la main des méchants  ne me fasse pas fuir !
Voyez ils sont tombés, les malfaisants ; abattus, ils ne pourront se relever.

Viens Esprit Saint, viens éclairer nos cœurs, viens éclairer nos vies
Conduis-nous sur les chemins de l’évangile.

Garde ton amour à ceux qui t’ont connu, ta justice à tous les cœurs droits.
Après avoir constaté le mal du méchant, loué la grandeur de l’amour et de la justice de son Dieu, le psalmiste se tourne vers lui dans la prière. Que cet amour, que cette justice gardent ceux qui se confient en Dieu, ceux qui suivent ses chemins.

Que le pied de l’orgueil ne vienne pas à moi, que la main des méchants  ne me fasse pas fuir !
Comme le psaume 1 avait montré deux voies, ainsi ce psaume discerne clairement deux voies : la voie droite, invitation à vivre dans la justice et l’amour du Seigneur, la voie tortueuse qui s’éloigne de lui, va son chemin d’orgueil malfaisant.
Le psalmiste prie d’être protégé de ceux qui marchent sur cette voie, de ne pas être entraîné sur cette voie.

Voyez ils sont tombés, les malfaisants ; abattus, ils ne pourront se relever.
Comme pour encourager sur ce chemin de droiture et d’amour, le psalmiste lance une dernière invitation à tous : regardez où mène le chemin du malfaisant ! qui souhaite ainsi marcher vers sa perte ?

Seigneur, dans le quotidien, les chemins du bien et du mal, ne sont pas toujours aussi tranchés ! éclaire nos cœurs, donne nous ton Esprit pour discerner en tout temps la voie droite, celle qui est la voie pour nous aujourd’hui.
Seigneur, ton amour est fidèle, conduis-nous sur le chemin de l’Evangile.

mardi 26 décembre 2017

En toi, la source de vie



Dans les cieux, Seigneur, ton amour ; jusqu’aux nues ta vérité !
Ta justice une haute montagne ; tes jugements, le grand abîme !
Tu sauves, Seigneur, l’homme et les bêtes ; qu’il est précieux ton amour, ô mon Dieu.
A l’ombre de tes ailes, tu abrites les hommes ; ils savourent les festins de ta maison ;
Aux torrents du paradis tu les abreuves.
En toi est la source de vie ; par ta lumière nous voyons la lumière.
                                                                                              Psaume 35, 6-10

Viens Esprit de Jésus, viens illuminer mon cœur et l’instruire
Apprends-moi Seigneur, les chemins de ta sagesse.

Dans les cieux, Seigneur, ton amour ; jusqu’aux nues ta vérité !
Apprends sa méditation sur la malice du méchant, le psalmiste oriente son regard vers le Seigneur, et contemple sa grandeur, son amour.
Les cieux sous sa plume, comme dans la bible, ne sont pas tant un lieu dans notre monde à trois dimensions, mais un lieu autre, en dehors de cet univers. Une sortie de cette catégorie espace que nous connaissons. Les cieux sont le lieu de Dieu… qui peut être le ciel de notre cœur !
Ici l’expression nous dit que l’amour du Seigneur surpasse notre univers, sa vérité est bien plus haute, que toutes nos affirmations.

Ta justice une haute montagne ; tes jugements, le grand abîme !
Après les images cosmiques, les images de cette terre en ses extrêmes, la montagne et l’abîme. Ces extrêmes qui disent aussi l’insurpassable que sont justice et jugement en Dieu.

Tu sauves, Seigneur, l’homme et les bêtes ; qu’il est précieux ton amour, ô mon Dieu.
Et étonnement, surprise. Ce Dieu dont l’amour dépasse les cieux, dont la vérité atteint les nues, ce Dieu dont la justice est telle une montagne, et les jugements, profond abîme, ce Dieu tourne son regard vers l’homme, et même vers les bêtes, et son regard sauve. Le Dieu que le psalmiste vient de célébrer comme le très haut et tout puissant, est aussi celui qui sauve, qui prend soin des hommes et des bêtes, celui qui aime ! Le salut est fruit de son amour !
Nous pouvons méditer longuement ce verset, tandis que nous contemplons la nativité.

A l’ombre de tes ailes, tu abrites les hommes ; ils savourent les festins de ta maison ;
Le Seigneur est perçu comme un protecteur, il abrite les humains, et leur partage les trésors de sa maison. Quel est donc ce Dieu qui aime ainsi sa création, qui la veut aussi heureuse, qui la garde et en prend soin !

Aux torrents du paradis tu les abreuves.
La condamnation d’Adam, qui l’avait vu expulsé du paradis, n’est pas définitive. Voici qu’est annoncée l’ouverture de ce paradis, à l’humanité. Annonce d’un salut gratuit, sans condition !

En toi est la source de vie ; par ta lumière nous voyons la lumière.
Le Dieu créateur est source de vie, il est celui qui a l’aube de la création a séparer la lumière des ténèbres. Il est celui qui pose sa lumière sur toute chose, et nous donne de voir toute chose en sa dimension d’éternité.

Seigneur, donne-moi en ces jours de me poser en toi. Seigneur donne-moi en ces jours de contempler en ton Incarnation la révélation de ce grand mystère : toi le tout autre, le tout puissant, tu te révèles tout petit, et tu viens à la rencontre de chacun.
Donne nous ta lumière et ta vie.

lundi 25 décembre 2017

la route qu'il suit



C’est le péché qui parle, au cœur de l’impie,
Pas de crainte de Dieu devant ses yeux.
Il se voit d’un œil trop flatteur pour trouver et haïr sa faute ;
Il n’a que ruse et fraude à la bouche, il a perdu le sens du bien.
Il prépare en secret ses mauvais coups.
La route qu’il suit n’est pas celle du bien ; il ne renonce pas au mal.
                                                                                              Psaume 35, 2-5

Viens Esprit de Jésus, viens illuminer nos vies par la Parole.
Viens Esprit de Jésus, apprends-nous à prier.

C’est le péché qui parle, au cœur de l’impie,
Ce psaume débute par un regard. Un sage, le psalmiste regarde comment se situe l’impie devant Dieu, comment il vit en lui-même. Le psalmiste décrit alors ce qu’il voit. Au cœur de l’impie, en son cœur, comme en son centre : le péché. Le péché en hébreu, vient d’une racine qui signifie manquer la cible. On pourrait dire l’impie est à coté de la plaque. Il a manqué son coup.
Et voilà que cet impie laisse en lui le péché dominer, c’est lui qui parle en lui.

Pas de crainte de Dieu devant ses yeux.
Organes de contact avec l’extérieur, les yeux de l’impie sont hélas aveuglés. Ils ne peuvent poser un regard juste sur Dieu. Si seulement ils pouvaient contempler Dieu en lui-même, tel qu’il est, si seulement les yeux faisaient réaliser à l’impie que Dieu n’est pas celui qu’il croit. Alors il ne se tient pas devant Dieu correctement. Il n’y a en lui, nulle crainte de Dieu. La crainte de Dieu est ce sentiment qui monte dans le cœur de l’homme lorsqu’il contemple son Seigneur, lorsqu’il découvre son amour. Non point une crainte servile, mais celle qui monte au cœur de celui qui aime. Comment se montrer digne d’un tel amour ? comment ne pas blesser un tel amour ?  

Il se voit d’un œil trop flatteur pour trouver et haïr sa faute ;
Savoir se regarder avec le regard même de Dieu, un regard lucide en même temps que miséricordieux. Voilà qui éviterait l’orgueil, la prétention d’une part, et le désespoir d’autre part. Avoir un regard juste qui permet de reconnaître sa faute, et de s’en distancer en la déposant sous le regard de Dieu.

Il n’a que ruse et fraude à la bouche, il a perdu le sens du bien.
Non seulement les yeux de l’impie ne sont pas ajustés, mais il en est de même pour sa bouche. Au lieu qu’elle serve à bénir et rendre grâce, elle n’émet que ruse et fraude. Au lieu de service la justice et la vérité, elle sert le mensonge. Elle dévie du droit chemin, éloigne du bien. Vie et mort sont au pouvoir de la langue, dira ailleurs la Bible.

Il prépare en secret ses mauvais coups.
Préparer des mauvais coups, le faire en secret… voilà un travers de plus que le psalmiste dénonce dans le comportement de l’impie.

La route qu’il suit n’est pas celle du bien ; il ne renonce pas au mal.
En résumé, on retrouve l’idée des deux voies que proposait le psalmiste dès le psaume 1. Une voie du bien, une du mal. Et le choix de l’une implique de quitter l’autre.

Seigneur, donne nous de choisir encore et toujours le bien, sous ton regard. Ouvre nos yeux, ouvre nos cœurs, qu’ils découvrent en toi, le chemin à suivre, pour mener une vie bonne, ajustée à ton Evangile.