dimanche 7 avril 2013

Les pierres crieront

Il répondit : « Je vous le dis : si ceux-ci se taisent, les pierres crieront ».
Luc 19, 40

Viens Esprit de vérité,
Viens Esprit de paix et de justice
Viens clamer en nous, le nom du Fils,
Viens vivre en nous son Evangile

Il répondit : Je vous le dis
Jésus ne laisse pas les pharisiens lui dicter une conduite de prudence. Ils voulaient que se taisent les acclamations messianiques à l’intention de Jésus. Ils voulaient que Jésus et les siens adoptent une mesure de prudence. Probablement pour le protéger. Mais il y a un temps pour tout. Si Jésus auparavant a passé son chemin au milieu de ceux qui voulaient sa mort, il va maintenant au-devant, librement, car son heure est venue. Il ne peut se renier lui-même. Il ne cherche pas la mort, mais si la fuir revient à renier son message, il se refuse.

Si ceux-ci se taisent, les pierres crieront.
A-t-il en tête le verset de Habacuc (2,11) : Oui la pierre du mur criera, la poutre de la  charpente répondra. On ne peut faire taire la vérité, elle finit toujours par éclater. Même si c’est dans la mort qu’elle est énoncée, reconnue.

Seigneur, donne-moi de te reconnaître là où tu te donnes à voir.
Seigneur, donne-moi de te révéler là où tu le souhaites.
Je voudrais être témoin, apprends-moi le moment juste, le lieu juste, les mots justes.

samedi 6 avril 2013

Reprends tes disciples

Et quelques pharisiens de la foule, lui dirent : « Maître, reprends tes disciples ! »
Luc 19, 39

Viens Esprit de Dieu, témoigner en nos cœurs
Viens Esprit de vérité, garde-nous en la confession de ton nom.

Et quelques pharisiens de la foule,
Luc nous avait précisé que la foule était composée de disciples. Et voici que de cette foule émergent quelques pharisiens. Voilà qui nous montre que les groupes n’étaient pas étanches. Il devait y avoir quelques pharisiens parmi les disciples de Jésus.

lui dirent : « Maître, reprends tes disciples ! »
Ils reconnaissent en Jésus un maître, et ils lui conseillent de faire taire les disciples, de les arrêter dans leur acclamation messianique. Ils savent le danger encouru par Jésus. Ils sont probablement dans un mouvement bienveillant à l’égard de Jésus, pour le protéger, il faut arrêter une telle manifestation, qui facilement pourrait donner des arguments à ses détracteurs ! « Pour qui se prend-il d’entrer ainsi à Jérusalem, pour qui se prend-il de se faire acclamer ainsi ? »

Seigneur, souvent nous voudrions te protéger, prendre soin de toi, t’empêcher de prendre des risques, quitte à te dicter ta conduite !!! Mais ton message est là, plus fort, qui doit rejoindre les cœurs, et pour nous, pour nous sauver, tu prends tous les risques. Béni sois-tu !  

vendredi 5 avril 2013

Béni soit celui qui vient

Ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux. »
Luc 19, 38

Viens Esprit de louange, sois en moi bénédiction et vie

Ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur !
La foule acclame ainsi Jésus lors de son entrée. Elle semble à l’instant le reconnaître comme son Messie. Hélas ce ne sera pas un enthousiasme de longue durée.
Je reconnais en ce verset le psaume 117 (118) : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Ce verset était la réponse du prêtre accueillant le pèlerin montant à Jérusalem. Le pèlerin arrivait en chantant Hosanna : Donne, Seigneur, donne le salut, donne Seigneur, donne la victoire. L’accueil du prêtre lui répondait. Ici à cette réponse qui est adressée non par le seul prêtre mais par toute la foule des disciples, est ajoutée une appellation : le roi. Jésus semble reconnu comme le roi messie, descendant de David, héritier des promesses. Le roi qui apporte la paix.

 Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux. »
Mais cette paix trouve refuge pour l’instant au ciel ! Lors de la naissance de Jésus, Luc avait mis sur les lèvres des anges une acclamation similaire, gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre, aux hommes objets de sa bienveillance. Ici la paix est pour le ciel… il faudra encore que la terre s’en laisse imprégner, toucher. On n’impose pas la paix, il faut qu’elle atteigne les cœurs, les convertisse !!! Chaque eucharistie nous reprenons ce chant.

Seigneur, tandis que nous fêtons la résurrection, donne-moi de laisser monter ce chant en mon cœur. Qu’il m’attire à toi, et me rende accueillante à la paix que tu veux nous donner.

jeudi 4 avril 2013

Pour les actes de puissance

Comme il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples commença avec joie à louer Dieu, avec grande voix, pour les actes de puissance qu’ils avaient vus.
Luc 19, 37

Viens Esprit de Dieu, viens répandre la joie dans nos cœurs pour toutes tes merveilles.
Viens Esprit, sois louange et vie en notre quotidien.

Comme il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers,
Tous ceux et celles qui un jour ont été en Terre Sainte, pèlerins, ont parcouru cette route. Lorsque la descente du mont des Oliviers est amorcée, le regard plonge sur Jérusalem, le regard est saisi par la ville qui se tient là en face, et tout spécialement par le Temple.

 toute la foule des disciples commença avec joie à louer Dieu, avec grande voix,
Voyant ainsi Jésus monté sur un âne comme le messie annoncé par Zacharie, lui rendant hommage, les disciples se réjouissent, d’une joie contagieuse, qui embrase tous ceux qui accompagnent. Et voyant Jésus, plaçant en lui leur espoir de délivrance, de libération, ils louent Dieu.

pour les actes de puissance qu’ils avaient vus.
Et la raison de la louange, la raison de fonder un tel espoir sur Jésus, est dans les actes mêmes qu’il a déjà accomplis. Le peuple se souvient des guérisons, du pain partagé, des libérations d’esprit mauvais, de résurrection… La louange est alors adressée à Dieu, car comment un homme pourrait-il accomplir de tels signes, si Dieu n’était avec lui.

Comment Jésus vit-il ce moment ? sans doute avec plus de gravité, il sait combien sa vie est menacée, combien ses gestes ont provoqué l’ire des autorités religieuses… Mais pour l’heure il laisse faire. Il chemine vers Jérusalem.

Seigneur, ouvre mes yeux qu’ils contemplent tes merveilles.
Ouvre mon cœur, qu’il te rende grâce pour tes actes de puissance et de salut.
Ouvre moi à la foi en toi !

mercredi 3 avril 2013

Ils firent monter Jésus

Et ils l’amenèrent à Jésus, et jetant leurs manteaux sur l’ânon, ils firent monter Jésus. Et lui avançant, ils étendaient leurs manteaux sur le chemin.  
Luc 19, 35-36

Viens Esprit de Jésus, fais-moi comprendre les Ecritures, qu’elles transforment ma vie.

Et ils l’amenèrent à Jésus,
Ils peuvent dire : « mission accomplie ». Ils ont trouvé l’ânon. Ont-ils saisi pourquoi Jésus les a envoyés pour une telle mission. Ils semblent que jusqu’ici ils ont sillonné la Galilée, la Judée à pieds. Jamais il n’a été fait mention d’un quelconque usage d’un âne. La demande de Jésus a dû surprendre.

 et jetant leurs manteaux sur l’ânon, ils firent monter Jésus.
Et voilà que l’initiative de l’usage de l’ânon est prise par les disciples. C’est eux qui font monter Jésus… Que signifie cette mise en scène… pour nous qui n’avons pas une mémoire biblique aussi ample que nos devanciers… il nous faut chercher avec une concordance pour retrouver ce genre de situation dans la Bible. En 1 Rois 1, 28-40. Pour bien manifester qu’il a choisi son fils Salomon pour lui succéder, David demande au prêtre Sadoq, au prophète Nathan et à Benayahu fils de Yehoyada de faire monter Salomon sur sa propre mule et d’ensuite lui donner l’onction. Ils y auraient dans ce geste une volonté de manifester que Jésus est bien le fils de David, héritier royal…

 Et lui avançant, ils étendaient leurs manteaux sur le chemin.  
En 2 Rois 9, 13 lors de l’investiture royale de Jéhu, on retrouve ce geste d’étendre les manteaux sur le sol comme un tapis, devant le roi !

Je contemple la scène… une poignée de disciple, un ânon, et Jésus ainsi manifesté comme roi… sans palais, sans armée… étrange mise en scène !

Seigneur, quel roi es-tu ? quel roi es-tu pour venir ainsi en grande pauvreté ? Accorde-moi de te découvrir, de te reconnaître, en ces gestes humbles.