Liturgie de la Parole 2 novembre commémoration des fidèles défunts Jean 14, 1 - 6
Jésus,
chemin vers le Père
Homélie
S’il
est une question difficile à traiter c'est bien celle de la résurrection, une
question d’autant plus difficile qu’il n’existe aucune preuve matérielle. Heureusement car dans le cas contraire, notre
liberté serait écornée. Dieu semble silencieux.
Ouvrons
la Bible : Quelques heures avant la mort de Jésus, ses disciples vivent un
moment de tendresse prodigieuse de la part de leur maître, de leur guide
spirituel. "Ne soyez pas bouleversés" leur dit-il. Il leur fait cette confidence : « Je pars vous préparer une place et je
reviendrai vous prendre avec moi. »
Quelle délicate attention de Jésus pour ses disciples ! Cette attitude
de Jésus nourrit chez eux une espérance inouïe
!
Nous
construisons des logements, des appartements dans lesquels chaque personne
chaque famille individuellement, cherche à s’épanouir. Dieu, quant à lui, nous
réserve une seule maison dans laquelle tous peuvent se sentir à l’aise, où
chacun est respecté et valorisé. En même temps qu’il accueille l’infinie
diversité de ses créatures, Dieu fait le pari de les rassembler toutes en une
communion durable.
Le texte que nous venons d'écouter
fait un pas de plus. Ecoutons Jésus
exprimant à ses disciples : « Pour
aller où je m'en vais, vous savez le chemin » : Jésus s’est
identifié au chemin conduisant à Dieu.
Il les invite à l'emprunter. Cela
leur garantira le bonheur.
La parole reçue dans cet extrait
d’évangile est entendue habituellement par des chrétiens. De plus en plus de personnes partageant
d'autres convictions philosophiques s’interrogent quand elles l’entendent.
Au fond, Jésus nous fait comprendre
une conviction essentielle à ses yeux qui peut se résumer à l'idée suivante :
Chaque fois que nous empruntons un chemin qui conduit à Dieu, autrement dit
chaque fois que nous luttons pour la vie, contre la souffrance, contre le mal
et contre les morts de tous genres, nous témoignons d’un combat dont personne
ne sort indemne mais qui conduit au paradis, autrement dit dans la maison que
Dieu nous a promise.
C’est
mon espérance.
Je vous invite à la partager.
Abbé Fernand Stréber, Hurtebise le 2 November 26
P’tit
rawett
Transmise par une fidèle lectrice de mes commentaires hebdomadaires.
De ma fille Christine, aujourd'hui, 46 ans
Un soir, elle avait
environ 6, 7 ou 8 ans, elle sanglotait dans son lit.
---Pourquoi
pleures-tu Christine ?
---Je voudrais mourir
en même temps que toi !
Elle l’avait déjà
dit, mais sans plus.
Avec ma tête, mon
raisonnement de grande personne comme dirait le Petit Prince, je lui explique
doucement que, dans la logique, je mourrais avant elle.
Elle sanglotait
toujours et très fort. J'étais désemparée.
Avec un peu plus de
psychologie, d’attention surtout, (l’Esprit-Saint était là) je lui
demande :
---Pourquoi
veux-tu mourir en même temps que moi ?
Elle me répond, dans
un gros sanglot :
---Comment j’vais
faire, moi, pour te r’trouver là-haut ?
C’était donc ça qui
la chagrinait !
J’essaie donc de lui
expliquer ma vision des choses dans ce mystère :
---Quand ce sera le
moment pour toi de mourir, papa, moi, bon-papa……bref, je lui nomme toutes les
personnes qui l’aiment et qu’elle aime, celles déjà parties ou encore en vie, nous
serons tous là pour t’accueillir, te serrer dans nos bras.
Ses sanglots cessent.
Elle me dit :
---Alors c’est comme
une naissance !!!
Whaaaaa !!! Je suis
restée émerveillée d’une telle réponse !
---Oui,
Christine ! Tu as trouvé la vraie et belle définition de la mort ! La
mort, c’est une naissance ! Notre vie s’écoule donc entre 2
naissances.
Elle n'a plus jamais
dit qu'elle voulait mourir en même temps que moi.
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