jeudi 4 janvier 2018

affermis



Par le Seigneur, les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à son chemin.
S’il tombe il n’est pas terrassé, car le Seigneur le soutient de sa main.
Psaume 36, 23-24

Viens Esprit de Dieu, guide notre lecture de la Parole, qu’elle modèle nos vies.
Viens Esprit de Dieu, enseigne-nous les chemins de l’Evangile.

Par le Seigneur, les pas de l’homme sont affermis,
Le Seigneur ne marche pas à notre place, mais il est présent à nos routes. Il affermit nos pas. Si nous voulons marcher avec lui, suivre ses chemins, il sera avec nous, aidant notre marche, nous fortifiant. Le Seigneur nous affermit, pour que nous soyons debout, artisans de notre vie. Certains cherchent à s’affirmer… et parfois cassent tout pour cela, le Seigneur nous affermit, ce qui est bien différent. S’affermir, trouver en soi sa présence, y puiser sa force intérieure, pour ensuite mener son chemin paisiblement, malgré les embuches.

et il prend plaisir à son chemin.
La route du Seigneur, le chemin qu’il nous propose, nous pouvons y trouver plaisir. Savoir que l’on marche sur le chemin de la vie, avec lui. Joie, douce joie. Savoir que sur ce chemin, il ne nous laissera pas seul, contre toute apparence ! Trouver plaisir en notre vie chrétienne, oui, tout simplement.

S’il tombe il n’est pas terrassé, car le Seigneur le soutient de sa main.
Le Seigneur est là, qui accompagne nos routes. Il ne fait pas la route à notre place, il ne se joue pas de nous. Nous ne sommes pas des marionnettes en sa main. Il nous laisse à notre pleine responsabilité. Mais il est là qui nous aide et nous fortifie. Si nous chutons, il ne nous lâche pas, mais nous aide à nous relever, ainsi nos chutes ne sont pas définitives. Il nous soutient, par delà nos échecs, nos égarements.

Seigneur, tu nous conduis, tu nous aimes et tu nous sauves.
Seigneur, sur le chemin de la vie, tu marches à nos cotés, tu es le compagnon de nos routes.
Seigneur, apprends moi à marcher en ta présence, sur le chemin de l’Evangile.

mercredi 3 janvier 2018

Le Seigneur connait



Le Seigneur connaît les jours des intègres, et leur patrimoine sera pour toujours.
Pas de honte pour eux au temps du malheur,  et dans les jours de famine ils seront rassasiés.
Car les méchants périront et les ennemis du Seigneur comme la parure des prés seront achevés, comme une fumée ils seront achevés.
Empruntant, le méchant ne rend pas. Et le juste faisant grâce, donne.
Car ses bénis posséderont le pays, et ses maudits seront retranchés.
Psaume 36, 18-22

Viens Esprit de Dieu, viens nous apprendre le chemin de la vie.
Viens Esprit de Dieu, conduis-nous vers le Père, tous ensemble.

Le Seigneur connaît les jours des intègres, et leur patrimoine sera pour toujours.
Le terme connaître, en hébreu, est un terme fort. Il dit une relation forte, aimante. Le Seigneur connaît les jours de l’homme intègre, il participe de ces jours. Il les bénit. L’abondance matérielle en la mentalité de l’époque est regardée comme bénédiction du Seigneur, fruit de la justice et de la droiture.

Pas de honte pour eux au temps du malheur,  et dans les jours de famine ils seront rassasiés.
Toute la question du mal, du malheur est présente en ces versets. Et nous savons qu’elle est plus complexe. Nous savons que des justes sont morts dans la misère, et la faim. Peut-être devons-nous lire ces versets en les regardant sous un autre angle, en reconnaissant que le Seigneur bénit le juste par la présence qu’il offre, et non par un rassasiement de biens.

Car les méchants périront et les ennemis du Seigneur comme la parure des prés seront achevés, comme une fumée ils seront achevés.
La prospérité liée à l’injustice ne durera pas dit le psalmiste. Si elle dure un temps, elle demeure éphémère. Bien mal acquis ne dure pas, dit la sagesse populaire. Si un temps la malhonnêteté peut être gagnante, elle finira par être dévoilée, condamnée, elle finira par mener à sa perte celui qui l’a choisie.

Empruntant, le méchant ne rend pas. Et le juste faisant grâce, donne.
Le psalmiste décrit le contraste criant entre méchant et juste, l’un emprunte et ne rend pas, l’autre au lieu de prêter donne. Les biens sur cette terre sont chemin de communion, de partage. Qui entre dans la perspective du Royaume se comporte en gestionnaire, responsable des autres, il n’accapare pas, il partage. Qui n’entre pas dans la perspective du Royaume, du partage et de la communion fraternelle, risque bien d’accaparer les biens pour son seul profit.

Car ses bénis posséderont le pays, et ses maudits seront retranchés.
Recevoir la bénédiction divine suppose l’accord de qui la reçoit, Dieu ne s’impose pas. Ceux qu’il bénit reçoivent en partage le don de la vie, avec mission de la transmettre. Ils se voient confier la gestion de la terre, la mission de co-création (cf Genèse 1). Ceux qui refusent cette bénédiction, sont ceux qui se lancent dans une entreprise qui les éloignent de la vie, de la communion.

Seigneur, tu nous invites à partager ton souci de Créateur, tu nous invites à collaborer à ton œuvre. Béni sois-tu. Apprends-nous à marcher sur les chemins de l’Evangile, à la suite de Jésus.

lundi 1 janvier 2018

pour le juste avoir peu de biens, vaut mieux que l'abondance des méchants



Le méchant complote contre le juste, il grince des dents contre lui.
Le Seigneur rit de lui, car il a vu son jour venir.
Les méchants tirent une épée, ils tendent un arc pour faire tomber le pauvre et l’indigent, pour égorger les gens au chemin droit.
Leur épée viendra dans leur cœur, et leurs arcs se briseront.
Pour le juste avoir peu de biens,  vaut mieux que l’abondance des méchants.
Car les bras des méchants seront brisés, mais le Seigneur soutient les justes.
                                               Psaume 36, 12-17

Viens Esprit Saint, viens habiter nos cœurs.
Viens Esprit Saint, guide nos pas sur le chemin de l’Evangile.

Le méchant complote contre le juste, il grince des dents contre lui.
Le méchant, celui qui fait le mal. La vue du juste lui est insupportable. On entend les ricanements du méchant, qui guette le juste pour le faire tomber, pour le renverser, le dépouiller…

Le Seigneur rit de lui, car il a vu son jour venir.
Mais le Seigneur sait que l’avenir n’est pas à la méchanceté, il sait que le bien triomphera. Il voit venir le jour de la victoire du bien sur tout mal. Victoire étonnante que nous dévoile la croix de Jésus et sa résurrection. Ils ricanaient ceux qui en voulaient à sa vie, mais ils n’ont pas eu le dernier mot. 

Les méchants tirent une épée, ils tendent un arc pour faire tomber le pauvre et l’indigent, pour égorger les gens au chemin droit.
Qui veut frapper son chien trouve un bâton, dit la sagesse populaire. Quand la malice tient un cœur, elle lui fait trouver ce qu’il faut pour éliminer le juste qui dérange. De même le pauvre, l’indigent, qui rappellent par leur seule présence la nécessité du partage, de la solidarité, de la fraternité. Le méchant l’écarte du chemin.

Leur épée viendra dans leur cœur, et leurs arcs se briseront.
Qui use des armes, finira par périr par les armes. Si la puissance est du côté des armes au premier moment, la victoire est celle de la paix.

Pour le juste avoir peu de biens,  vaut mieux que l’abondance des méchants.
Le bonheur est dans l’être et non dans l’avoir. L’avoir cache parfois des manques d’êtres. L’avoir ne comble pas le désir profond du cœur. Avoir le nécessaire voilà ce qui est bon. Le reste est fait pour être partagé.

Car les bras des méchants seront brisés, mais le Seigneur soutient les justes.
On ne dit pas par qui ils seront brisés les bras du méchant… probablement par lui-même ! tandis que le juste trouve en Dieu un soutien. UN soutien qui n’a rien de magique. Jésus a trouvé dans le Père, un soutien, ce qui ne l’a pas dispensé de la croix. Il a trouvé sa joie à faire la joie du Père, à nous annoncer la victoire du bien sur le mal, à nous offrir le salut.

Seigneur, tu es notre Dieu, tu es notre paix. Apprends-nous à bâtir cette paix, dans la fraternité et le partage.