dimanche 5 mai 2013

Moïse a écrit

S’étant approchés, quelques sadducéens, qui contestent qu’il y ait une résurrection, l’interrogèrent en disant : « Maître, Moïse a écrit pour nous : Si quelqu’un a un frère marié qui meurt sans avoir d’enfant, qu’il prenne sa femme et donne une descendance à son frère. »

Luc 20, 27-28

Viens Esprit de Jésus, explique-nous les Ecritures
Viens ranimer nos cœurs, par la foi en la résurrection, comme tu ranimas ceux des disciples d’Emmaüs, tandis que Jésus leur expliquait les Ecritures.

S’étant approchés, quelques sadducéens, qui contestent qu’il y ait une résurrection,
Les sadducéens sont présentés comme descendants de Saddoq. Ils sont de la ligne des prêtres, ils ont constitués une classe à part parmi les lévites, à laquelle appartiennent les grands prêtres. Ils reconnaissent comme Ecriture, essentiellement les cinq livres du Pentateuque. Pour eux, il n’y a pas de résurrection. On retrouvera cette même position dans le livre des Actes des Apôtres.   

l’interrogèrent en disant : « Maître
dans le contexte où nous sommes, on peut penser, qu’eux aussi veulent tendre un piège à Jésus. Ils commencent par l’interpeller Maître, lui reconnaissant au moins en apparence une certaine autorité. Le texte ne nous permet pas de décider si cela est sincère ou non dans leur bouche.

Moïse a écrit pour nous : Si quelqu’un a un frère marié qui meurt sans avoir d’enfant, qu’il prenne sa femme et donne une descendance à son frère. »
Ils présentent alors la loi du lévirat à Jésus. Loi qui était déjà probablement tombée en désuétude au temps de Jésus. Au moment de l’application de cette loi, la polygamie était autorisée aux hommes. On trouve trace de cette loi en Dt 25, 5-6, on en voit une application en Gn 38.

Seigneur, quand nous doutons, apprends-nous à relire l’Ecriture, à t’interroger dans la prière, et à écouter ta voix !
Seigneur, ouvre-nous à l’accueil de ton message de vie et de salut.

 

 

samedi 4 mai 2013

... ce qui est à Dieu

Luc 20, 20-26 reprise

Viens Esprit d’écoute
Attache mon cœur à Jésus

Seigneur, tu es là présent en nos vies. Ta parole nous éclaire.
Tu prends tous les risques, tant tu veux rester fidèle à ton Père, tant tu souhaites nous mener à lui.  A qui t’interroge, tu réponds. Quelle que soit l’intention de qui t’interroge, tu réponds dans la droiture et la vérité, tu réponds le regard tourné vers le Père.

Rendez à César ce qui est à César
Pas question de délaisser les choses de la terre, la société, la vie politique, économique. Mais avoir une juste attitude à son égard, tel est le chemin que tu nous traces.

Et rendez à Dieu ce qui est à Dieu
Et au milieu de ce quotidien, tu nous invites à garder notre cœur tourné vers le Père, à vivre d’une vie qui lui rende hommage. Nous sommes créés à son image et à sa ressemblance, tu espères que nous fassions resplendir cette image,  que nous soyons icônes.

Seigneur, par ton Esprit, ajuste ma vie à ton Royaume de justice et de paix.
Aide-moi à conformer ma vie à la beauté de ta vie.
Que ma vie, à ta suite, soit donnée, livrée dans l’amour.

vendredi 3 mai 2013

Stupéfaits de sa réponse

Et ils ne purent surprendre une de ses paroles devant le peuple, et stupéfaits de sa réponse ils se turent.
Luc 20, 26

Viens Esprit d’écoute et d’attention
Viens Esprit de reconnaissance

Et ils ne purent surprendre une de ses paroles devant le peuple,
Ils étaient venus pour le prendre en défaut, nous le savions. Et le prendre en défaut devant le peuple. Ils voulaient retourner la foule à son propos. Et ils viennent d’essuyer un échec cinglant. Jésus par sa réponse s’est tiré du piège qui lui était tendu !

 et stupéfaits de sa réponse
Non seulement ils n’ont pu le surprendre mais en plus, ils sont stupéfaits de la réponse, ils sont étonnés. On pourrait même traduire, ils sont dans l’admiration.

 ils se turent.
Les voilà réduits au silence. Ils sont tellement surpris par une telle réponse, qu’ils se taisent, qu’ils n’imaginent pas un autre piège. Par leur silence, ils s’avouent vaincus.

Seigneur, purifie nos cœurs, nos intentions. Clarifie notre regard, que nous contemplions ton œuvre dans l’émerveillement de ton amour. Que nous te découvrions à l’œuvre dans ceux que nous croiserons aujourd’hui. Que  nous accueillons les personnes qui viennent à notre rencontre sans arrière-pensée, que nous entendions ta voix, là où tu donneras à écouter.

jeudi 2 mai 2013

Rendez à Dieu...

Il leur dit : « Eh bien, rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Luc 20, 25

Viens Esprit de vérité
Viens Esprit de louange et action de grâce

Il leur dit : « Eh bien, rendez à César ce qui est à César,
La monnaie frappée à l’effigie de César est véhicule de l’économie, de la politique romaine. Son utilisation donne aussi des avantages. Si vous l’utilisez, alors acceptez aussi de contribuer à cet univers. Tout droit amène son cortège de devoir. Mais Jésus ne s’arrête pas là. Il fait culminer sa réponse ailleurs :

et à Dieu ce qui est à Dieu. »
S’il faut rendre à César ce qui est sien, il faut d’autant plus rendre à Dieu ce qui est sien. Qu’est ce qui est gravé à l’effigie, à l’image de Dieu qu’il faille lui rendre ? N’est-ce pas notre humanité ? Tous nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous sommes à lui, et nous trouverons l’accomplissement de nos vies en lui.

Seigneur, que je passe cette journée à te rendre ce qui est à toi, que ma vie soit chant de louange et d’action de grâce pour tes merveilles, pour ton être Trinité créatrice, aimante.

mercredi 1 mai 2013

Montrez-moi un denier

Ayant deviné leur fourberie, il leur dit : « Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’image et l’inscription ? » Ceux-ci dirent : « De César ».
Luc 20, 23-24

Viens Esprit de Jésus, purifie mon cœur, purifie mes intentions,
Que je te recherche avec amour et fidélité.

Ayant deviné leur fourberie,
Jésus n’est pas dupe face à la question qui lui est posée. Il réalise que ceux qui sont là, devant lui, veulent le piéger.

 il leur dit : « Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’image et l’inscription ? » Ceux-ci dirent : « De César ».
Le denier servait à payer l’impôt à César, et était la monnaie courante de l’époque. Tandis que pour acheter les animaux pour les sacrifices au Temple, et pour payer l’impôt du Temple il fallait utiliser la monnaie du Temple (d’où la présence de changeurs sur le parvis du Temple). Une autre monnaie circulait et était utilisée pour les transactions économiques, la monnaie de Tyr. Puisqu’il est question du tribut à payer à César, la monnaie est bien la monnaie romaine. Les interlocuteurs de Jésus le savent, ils montrent un denier… c’est donc qu’ils en ont dans leur poche ! Jésus les interroge sur l’image et l’inscription. Ils ne peuvent feindre ignorer, ils répondent donc, rapidement, brièvement : « de César ». Ils connaissent donc et utilisent cette monnaie, voilà qui doit quelque peu les ennuyer s’ils veulent accuser Jésus d’être collaborateur de l’occupant !

Seigneur, quand tu viens à notre rencontre, ta pureté peut déranger… tu dévoiles les mouvements des cœurs, partage-nous ta droiture, ta pureté, que nous vivions dans la simplicité sous le regard du Père.