jeudi 6 novembre 2014

Ne te laisse pas prendre



 Il dit : « Les Juifs ont décidé de te demander d’amener Paul, demain, devant le Sanhédrin, sous prétexte d’une enquête plus précise sur son cas. Toi donc, ne te laisse pas prendre. En effet, plus de quarante hommes d’entre eux dressent un guet-apens contre lui. Ils se sont engagés par anathème à ne manger ni boire jusqu’à ce qu’ils l’aient supprimé. Et maintenant ils sont prêts, n’attendant que ton accord. » Le tribun renvoya le tout jeune homme en lui recommandant: "Ne raconte à personne que tu m'as dévoilé ce complot."
Actes 23, 20-22

Viens Esprit de Jésus, crée en nous un cœur pur
Viens Esprit de Jésus, restaure en nous l’humanité, la bonté, la vie partagée

Il dit : « Les Juifs ont décidé de te demander d’amener Paul, demain, devant le Sanhédrin, sous prétexte d’une enquête plus précise sur son cas.
Le neveu de Paul ne prend pas la peine d’enrober sa parole de préambule, de salutations, il va droit au but. Il révèle ce qu’il connait du projet de Juifs, pour porter atteinte à la vie de Paul. Il signale d’emblée qu’une demande va lui être faite, dont la motivation n’est qu’un prétexte. Et c’est le Sanhédrin, la plus haute instance parmi les autorités juives qui est ainsi mêlée au complot.

Toi donc, ne te laisse pas prendre.
Le neveu est tout aussi direct quant à la conduite à adopter du côté du tribun : ne te laisse pas prendre ! Dans l’urgence il ne s’embarrasse pas de formules de politesse. Il ne laisse pas non plus le tribun aviser par lui-même de ce qu’il convient. Il est impératif : ne te laisse pas prendre.

En effet, plus de quarante hommes d’entre eux dressent un guet-apens contre lui.
Il dévoile alors le projet qu’ont fomenté une quarantaine d’hommes. Il explique par là, combien la demande d’un examen plus approfondi n’est que prétexte. Paul n’arrivera pas jusqu’au Sanhédrin. Un guet-apens est prêt sur le chemin. Le neveu de Paul n’envisage pas un instant la possibilité pour l’armée romaine de sortir victorieuse du guet-apens. Il engage à ne pas s’y rendre tout simplement.

Ils se sont engagés par anathème à ne manger ni boire jusqu’à ce qu’ils l’aient supprimé.
Il mentionne l’engagement qu’ont pris ces hommes. Un tel engagement dit la force de leur résolution. Ils ne peuvent attendre. Ils veulent parvenir rapidement à leur fin.

 Et maintenant ils sont prêts, n’attendant que ton accord. »
 La communication est faite, maintenant le tribun est placé devant sa responsabilité. Ils n’attendent que son accord. Il dépend donc de lui d’envoyer Paul à la mort par embuscade interposée ou de le sauver, en refusant cette audience.
Ce neveu de Paul n’était pas en mesure de vaincre l’embuscade par lui-même. Il était en mesure de la signaler, de la dénoncer. Et il l’a fait. Il a ainsi fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver son oncle de la mort. 


Le tribun renvoya le tout jeune homme en lui recommandant: « ne raconte à personne que tu m’as dévoilé ce complot ».
La suite est entre les mains du tribun. Il congédie celui qui est ici nommé le tout jeune homme. Et il lui donne une recommandation : surtout ne pas dévoiler qu’il a révélé le complot. Qu’il en a porté la nouvelle au tribun. Il mettrait sa vie en danger. Le tribun le protège ainsi. Car si le complot contre Paul a été dévoilé par une personne indiscrète, la dénonciation que vient de faire le jeune neveu de Paul pourrait l’être de même manière, et la vengeance pourrait lui couter la vie. Ainsi le tribun est en mesure de sauver la vie de Paul, et celle de son neveu.

Seigneur, béni sois-tu pour le courage de ceux et celles qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour sauver leurs frères et sœurs de la violence, de la mort.
Seigneur, béni sois-tu pour la fraternité à laquelle tu nous appelles, donne-nous de la bâtir jour après jour, avec le secours de ta grâce.

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