mardi 14 mars 2017

Eveille-toi !



Éveille-toi, éveille-toi ! revêts-toi de force, bras du Seigneur. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon ? N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme ? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés ? Ceux que le Seigneur a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle ; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
Isaïe 51, 9-11

Viens Esprit de force et de vie, viens Esprit, sois présent tandis que nous posons nos regards sur la Parole

Éveille-toi, éveille-toi !
revêts-toi de force, bras du Seigneur.
Le prophète appelle son Dieu, il le convoque. Serait-il assoupi ? qu’il s’éveille ! l’heure est au salut ! le prophète décrit le Seigneur, appelé par son peuple, il s’éveille, s’habille, et son vêtement est force !

Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis.
S’il ose demander l’intervention du Seigneur, c’est qu’il sait que le Seigneur sauve, qu’il est sauveur depuis les origines. La mémoire du passé pour le prophète n’est pas nostalgie, mais elle fortifie sa foi.
Le Seigneur autrefois a agi, il peut aujourd’hui encore agir.

N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon ?
Le prophète reprend l’imagerie des mythes anciens, où la création s’est faite par la victoire sur les dragons de l’abîme,

N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme ?
qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés ?
IL fait mémoire du passage de la mer rouge : le Seigneur a ouvert un chemin jadis aux fuyards que poursuivait l’armée de Pharaon. Le Seigneur a ainsi permis le retour d’exil du peuple tombé en esclavage en Égypte.

Ceux que le Seigneur a libérés reviendront,
ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle ;
La mémoire du premier exode, donne confiance, annonce un nouveau retour d’exil, un nouvel exil. Et le peuple reviendra dans la joie. Non point une petite joie éphémère, mais une joie profonde. Une joie solide, celle qui est don de Dieu.

la joie et l'allégresse les accompagneront,
la douleur et les plaintes cesseront.
Le prophète annonce aux exilés le retour, la fin de la souffrance.

Seigneur, aujourd’hui encore tant d’hommes, de femmes et d’enfants attendent un salut. Lève-toi pour eux ! Seigneur, que la mémoire des bienfaits du passé, reconstruise l’espérance dans les cœurs désemparés, fortifie leur foi en un futur où tu seras victorieux de tout mal. Seigneur, partage nous ta joie !

lundi 13 mars 2017

éternellement



Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples. Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras. Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre ; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte. Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages. Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération.
Isaïe 51, 4-8

Viens Esprit de Jésus, viens illuminer nos cœurs, viens Esprit de vie et de sainteté. Apprends-nous à recevoir la Parole de Dieu pour en vivre.

Écoute-moi bien, mon peuple,
ô ma nation, tends l'oreille vers moi.
A nouveau, nous sommes invités à l’écoute : écoute vraie, profonde. Il s’agit d’écouter au point que notre vie soit conformée à la Parole entendue. Et pour cela il faut commencer par vérifier que c’est bien Dieu que nous écoutons.

Car une loi va sortir de moi,
et je ferai de mon droit la lumière des peuples.
Il s’agit donc d’accueillir la loi du Seigneur, et de recevoir cette loi comme lumière pour nos routes. En toute situation, choisir de discerner à la lumière de la Parole de Dieu.

Soudain ma justice approche,
mon salut paraît,
mon bras va punir les peuples.
Quand Dieu parle, sa parole accomplit ce qu’il dit. S’il vient pour sauver, il sauve. Et voici qu’il annonce que son salut ne peut plus tarder. Son salut ne peut plus attendre.

Les îles mettront en moi leur espoir
et compteront sur mon bras.
Et si le Seigneur sauve son peuple, il veut aussi sauver les autres. Les îles qui représentent les peuples lointains sont aussi concernés par la bonne nouvelle du salut. Les îles aussi, découvrant l’action du Seigneur pour son peuple, se mettent à espérer, le salut offert le sera pour elles aussi.

Levez les yeux vers le ciel,
regardez en bas vers la terre ;
après l’écoute, comme dans le passage précédent, nous sommes invités à regarder. Regarder aussi bien vers le ciel que vers la terre. Notre regard est invité à englober toute la réalité qu’il peut saisir.

oui, les cieux se dissiperont comme la fumée,
la terre s'usera comme un vêtement
et ses habitants mourront comme de la vermine.
Et le constat est la limite imposée à toute chose. Tout s’use, tout passe. La finitude est bien là entre terre. Comment allons-nous vivre cette finitude ?

Mais mon salut sera éternel
et ma justice demeurera intacte.
Face à la finitude de toute chose, le Seigneur manifeste l’éternité de son salut, de sa justice, autrement dit de son amour.

Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice,
peuple qui mets ma loi dans ton cœur.
Encore et toujours, appel à l’écoute. Écoute du Seigneur, de sa voix, de sa vie. Et l’appel est lancé tout spécialement aux fidèles du Seigneur, à ceux qui connaissent sa justice, qui laisse la loi du Seigneur imprégner leur cœur.

Ne craignez pas les injures des hommes,
ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages.
Car la teigne les rongera comme un vêtement,
et les mites les dévoreront comme de la laine.
Et c’est une parole de confiance qui est adressée. Une invitation à ne pas craindre les oppositions, les ennemis. Eux aussi connaîtront la finitude contemplée auparavant.

Mais ma justice subsistera éternellement
et mon salut de génération en génération.
Et face à la finitude des ennemis se dresse l’éternité du salut de Dieu.

Seigneur, apprends-nous à vivre en la confiance. Que nous traversions les épreuves dans l’assurance de ton amour, de ton salut. Seigneur, apprends-nous à considérer toute chose, tout événement, à la lumière de ton éternité.



dimanche 12 mars 2017

Regardez



Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez le Seigneur. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés. Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié. Oui, le Seigneur a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines ; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin du Seigneur ; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique.
Isaïe 51, 1-3

Viens Esprit Saint Dieu créateur, viens visiter nos cœurs et les instruire, par la Parole.

Écoutez-moi,
Le prophète parle au nom du Seigneur, il appelle à l’écoute. Par l’écoute nous nous ouvrons à l’autre, à l’Autre. Par l’écoute nous cessons de vivre repliés sur nous, pour entrer en relation, en communion.

vous qui êtes en quête de justice,
vous qui cherchez le Seigneur.
Etre en quête de justice, est-ce autre chose qu’être en quête du Seigneur ? il est la Justice, devenir juste c’est être ajusté à lui ! Suis-je en quête de lui ? Saint Benoît qualifie le moine de chercheur de Dieu. Ne pourrait-on pas qualifier ainsi, aussi justement tout chrétien ?

Regardez
le rocher d'où l'on vous a taillés
et la fosse d'où l'on vous a tirés.
Après l’écoute l’invitation au regard. Comment regardons-nous ? que regardons-nous ? que représentent ces images du rocher, de la fosse ? la suite ne nous le dit-elle pas ?

Regardez
Abraham votre père
et Sara qui vous a enfantés.
Le prophète, et Dieu à travers lui, invite à regarder d’où nous venons. Abraham, ancêtre lointain, reconnu père dans la foi de tous les croyants. Sara, son épouse aimée, qui était stérile et qui par la grâce de Dieu un jour a enfanté Isaac, par qui une descendance fut donnée à ce couple !

Il était seul quand je l'ai appelé,
mais je l'ai béni et multiplié.
Le Seigneur tourne le regard vers Abraham, père dans la foi, il tourne le regarde vers lui, comme vers une belle illustration de l’accomplissement des promesses. IL était seul, Dieu lui avait promis une descendance aussi nombreuse que le sable des mers, que les étoiles du ciel. Et maintenant cette descendance est bien là.

Oui, le Seigneur a pitié de Sion,
 il a pitié de toutes ses ruines ;
Si pour Abraham qui était seul, Dieu a pu faire croître une descendance, ne pourrait-il pas relever les ruines de Jérusalem ? ne pourrait-il pas encore faire merveille pour son peuple en exil ?

il va faire de son désert un Éden
et de sa steppe un jardin du Seigneur ;
Le Seigneur annonce le rétablissement du peuple son retour en terre promise, comme un retour au paradis !

on y trouvera la joie et l'allégresse,
l'action de grâces et le son de la musique.
Avec la promesse du retour d’exil, vient la promesse du retour à la vie, à la joie, pour tout le peuple. Le Seigneur annonce qu’il va donner à son peuple sa terre, comme une terre nouvelle, dans la joie et l’allégresse.

Seigneur, tout au long de ce jour, ouvre nos oreilles, que nous entendions ta voix, ouvre nos yeux, que nous discernions dans le quotidien tes merveilles. Seigneur, augmente en nous la foi, nous savons que tu veux le bonheur de l’homme, donne-nous d’y croire toujours plus avant, et de marcher selon tes voies.