vendredi 15 novembre 2024

Liturgie de la Parole 32e vendredi TO-I

Commentaire : Luc 17, 26-37

C’est toujours un peu compliqué d’entendre  des textes qui semblent éloignés d’une réalité qui nous préoccupent aujourd’hui.  Or ce sont bien des paroles apocalyptiques qui viennent nous éclairer, des paroles qui viennent lever le voile sur ce qui se passe autour de nous et pour nous. Ce sont des paroles fortes, qui  percutent et nous réveillent de la torpeur dans laquelle nous sommes plongés quand les peurs et la désespérance prennent le dessus.
Dans le contexte d’aujourd’hui, y-aurait-il quelques hommes, quelques femmes qui soient animés d’un grand désir pour croire à la vie et souhaiter rencontrer celui qui nous invite à cette vie, au vrai bonheur ?  Peut-être y aurait-il un ou l’autre malade en quête de guérison ! A moins que ce ne soit quelqu’un de très inattendu, quelqu’un que l’on dit sans foi ni loi !  Quelqu’un qui ne fréquente plus l’Église, représentatif du monde sécularisé dans lequel nous vivons !                                                                                            Quelqu’un de cette jeune génération, que certains disent dépravée mais consciente et critique,  en recherche de sens. Le monde qui est le nôtre et qui est aussi le monde de nos enfants et des aînés est chahuté dans tous les sens.  Ce monde que Jésus traverse aujourd’hui est malade, un monde dans lequel de nombreux jeunes et moins jeunes, peut-être des amis ou des proches, ne voient pas d’autres issues que le suicide… Dès lors,  à qui se raccrocher ?
Ces paroles nous apprennent que pour changer notre vision des choses il faut accepter d’être dérangé : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours ».  De plus en plus de gens, chez nous en Belgique et plus encore ailleurs,  sont pris dans les difficultés  -  la souffrance, la maladie, la guerre, le racisme, le rejet… -  Toutes formes de fragilités humaines qui nous angoissent.  Et c’est bien normal car ça touche à la précarité de la vie. Nous cherchons à esquiver, à fuir pour nous protéger et échapper à ces réalités humaines  qui nous angoissent. La grande affaire de notre vie, c’est d’accueillir cette relation proposée, relation avec le Christ, et lui offrir l’hospitalité.  Quelques fois j’ai le sentiment d’une présence :Lui vient à ma rencontre et je perçois alors combien il m’aime, qu’il est celui qui donne la vie gratuitement, sans juger ni condamner.  Il entend nos détresses et nos aspirations à vivre. Si je le veux je peux collaborer, je ne suis obligé de rien.  Ce que nous  pouvons expérimenter à travers sa bonté, son amour, c’est une forme de libération : il témoigne d’une manière sûre et il nous délivre de nos angoisses. Sa manière de nous regarder en aimant, en aimant chacun personnellement, elle est comme un appel. D’abord un appel à entendre puis un appel à la réciprocité qui se manifeste dans l’amour de soi, la confiance en soi et l’amour des autres car c’est en aimant nos frères que nous manifestons notre amour pour lui.                                    

Cette manière de s’engager dans l’amour, de s’engager avec amour et reconnaissance pour la vie reçue, de donner et redonner sans compter, cette manière de s’engager permet d’éviter les naufrages, les sidérations, les lamentations sur toutes formes de dégradations inéluctables qui n’ont rien à voir avec la vie promise.  J’ai compris et je vois  que celui qui donne sa vie d’une manière ou d’une autre, sans compter, il sait d’où lui vient la vie. Il ne s’épuise pas, ne se vide pas de sa substance.
Finalement, rien n’est simple. Si ces paroles restent difficiles à entendre avant de prendre du poids dans nos vies c’est que nous ne croyons pas assez par manque d’audace, et de courage.  Il n’y a que les expériences qui renseignent.  Les événements qui arrivent dans nos vies peuvent devenir des oreilles du cœur. Les événements nous donnent d’entendre l’urgence de changer notre cœur.
 A l’instar de tous ces Saints à travers les siècles, il faut en avoir envie, être à l’écoute, accepter l’ouverture à l’imprévisible et se laisser envahir par l’esprit de Jésus pour oser des chemins d’humanisation et de fraternité.
C’est mon désir que je vous partage et que je vous souhaite aussi.

Invitation au Notre Père

Pour nous aider à vivre comme Jésus a vécu ; A vivre comme lui-même nous y invite ;  Avec lui adressons notre prière au Seigneur, son Père et notre Père.

Raymond 15 novembre 24


jeudi 17 octobre 2024

Liturgie de la Parole 28e lundi TO-I  Luc 11, 29-32 Galates 4, 22-24.26-27.31-5,1

Conversion

Méditation 

L’évangile de ce jour est un appel qui nous est adressé.
Certes, il est toujours éclairant de situer un peu le contexte de l’Évangile reçu.
A une génération sans cesse en attente de signes pour croire, Jésus exprime un net refus.
Il fait alors allusion à deux personnages connus du Premier Testament :
La reine de Saba, d’abord, doutait de ce qu’elle avait entendu dire du roi Salomon, puis elle a consenti à changer d’avis, s’est convertie, pour déclarer que Salomon surpasse en sagesse ce qu’elle avait entendu dire de lui.
Le prophète Jonas, ensuite, prêcha seulement une journée dans la grande ville de Ninive (alors qu’il fallait trois jours pour la traverser) et en obtint la conversion de tous les habitants et même des animaux !
La reine de Saba a douté puis s’est convertie.
Les habitants de Ninive vivaient en païens, ils se sont pareillement convertis.

Et nous, croyons-nous vraiment en la présence de Jésus, dans nos quotidiens parfois si malmenés ?
Croyons-nous que Dieu nous accompagne, c’est-à-dire marche à nos côtés, nous devance parfois, nous épaule, même si c’est dans le silence ?
Croyons-nous que Dieu veut notre bonheur, plus que nous-mêmes ?
Croyons-nous qu’Il veut nous alléger de tous nos soucis et souffrances, qu’Il nous invite à les lui remettre sans les reprendre ensuite ?

Le signe de Jonas, c’est celui d’un chemin de vie, d’un chemin de bonheur, que Dieu ouvre devant nous.
Alors, même si le brouillard ou les intempéries l’obscurcissent encore, balayons nos doutes, un chemin d’Espérance s’ouvre devant nos pas…

Sr Marie-Jean écrit le 14 octobre 2013



vendredi 4 octobre 2024

Liturgie de la Parole 26e vendredi TO-II 3 octobre Bienheureux Columba Marmion

Silence, écoute, humilité, le programme du jour
Méditation

Les lectures de ce jour peuvent sembler un peu hard ! Ce n’est pas vraiment une spiritualité à l’eau de rose qui nous est proposée. Mais il me semble que nous pouvons y trouver quelques piliers de notre vie chrétienne, et en cette mémoire de dom Columba quelques piliers de notre vie monastique.
Tout d’abord le livre de Job : le Seigneur s’adresse à Job depuis la tempête. Quelle tempête ? n’est-ce pas la tempête du cœur de Job, celle qui tourmente son cœur devant la souffrance qui s’est abattue sur lui, de manière injustifiée. La tempête du cœur de Job protestant de son innocence, face à ses amis qui lui assènent que s’il souffre c’est qu’il a péché… Lorsque le Seigneur répond à Job, il commence par le rejoindre en son tourment. Et une fois avec Job dans la tempête, il ne lui dit pas : tu es nul, tu as tout faux… il l’appelle simplement à se situer : souviens-toi Job, qui es-tu ? quel est ton point de vue ? peux-tu depuis cette place qui est tienne juger de tout ? Appel à l’humilité… et peut-être plus particulièrement au quatrième degré d’humilité… où le moine embrasse avec patience contradiction, injustice…
La réponse de Job nous pose une deuxième base de vie monastique : il choisit le silence. Un silence qui n’est pas repli, mais effacement devant un mystère qui le dépasse. Un silence qui est accueil de la révélation de Dieu, un silence qui est communion.
Vient alors un extrait de ce magnifique psaume 138. Voyons le chanté par Job aussi bien que par le psalmiste. Il chante sa joie d’être conduit par Dieu, de vivre en sa présence. C’est bien le premier degré d’humilité que nous propose Benoît, vivre sous le regard de Dieu. Et ce regard n’est pas un regard qui juge et condamne ; c’est un regard qui donne vie, qui nous suscite… au point que dans une humilité vraie, le psalmiste peut reconnaître la merveille qu’il est, lui que Dieu a créé, façonné.
On aurait pu arrêter la liturgie de la Parole à cela… et puis voilà que l’évangile arrive avec une espèce de massue, et casse la douceur à laquelle nous arrivions avec le psalmiste. Ouai pour toi Chorazin, Ouai pour toi Bethsaïde… et pas mieux pour Capharnaüm… ces villes de Galilée que Jésus a fréquentées… Jésus pleure sur elles comme il pleurera plus tard sur Jérusalem. Si elles avaient reconnu celui qui les visite… D’où vient qu’elles ne l’ont pas reconnu ? le dernier verset de cette péricope pointe du doigt l’écoute, l’accueil. Un moine du mont Athos disait qu’un moine est sauvé lorsqu’il commence à écouter. Benoît a inauguré sa règle par cette invitation : écoute, incline l’oreille de ton cœur…
Et cette écoute, c’est à la parole qu’il nous faut la prêter, mais aussi aux envoyés de Dieu, à ses disciples, aux frères et sœurs que le Seigneur met sur nos chemins…
Prenons le temps de faire silence, d’écouter au plus profond les paroles que le Seigneur dépose en nous, en notre humanité… laissons les résonner, qu’elles forment en nous un cœur de disciple. Qu’elles nous entraînent à la conversion.
Prière de conclusion
Seigneur, tu nous as façonné des oreilles et tu nous attires à toi. Donne-nous un cœur qui écoute, qui discerne au creux du quotidien tes appels. Ouvre nous à ta venue en nos vies.

Sr Myrèse écrit le 3 octobre 2014


samedi 10 août 2024

Liturgie de la Parole 10 août fête de saint Laurent

Méditation

Au beau milieu du Temps Ordinaire, en cette fête du martyr Laurent, nous voici projetés en plein mystère pascal.
D’aucuns pourraient poser cette question : comment apprivoiser au quotidien un tel mystère ?
Comment le comprendre en notre aujourd’hui ?
 
Relisons les paroles de Jésus :
« Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ;
mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit… »
Rappelons que Jésus a prononcé ces mots au seuil de la Passion.
Ces propos le concernent donc en premier lieu, comme le laisse entendre le verset précédent, où il déclare :
« L’Heure est venue où est glorifié le Fils de l’homme »
Cette heure de la glorification, c’est l’occasion offerte à Jésus de montrer le poids de son Amour, d’en donner preuve… y compris par une éventuelle mort.
Par l’image du grain de blé tombé en terre, Jésus invite ses disciples à ne pas voir dans cette mort qu’un point final, un départ, un anéantissement, une absence,…
En se comparant au grain, Jésus annonce certes qu’il sera pareillement jeté en terre, mais aussi qu’il donnera beaucoup de fruit.
Une fécondité pourra surgir de cette mort…
 
Si cet horizon de la glorification concerne surtout Jésus, la suite peut nous rejoindre davantage :
« Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s’en détache la garde pour la vie éternelle »
Nous pouvons être interpellés par les oppositions de ces deux versets :
« s’il ne meurt pas / s’il meurt ; il demeure seul / il porte beaucoup de fruits ; aimer sa vie / la haïr (c’est la traduction littérale) ; la perdre / la garder pour la vie éternelle »
 
« aimer sa vie / la haïr » : l’alternative doit être bien comprise.
Ce n’est pas à un désir suicidaire ou masochiste que Jésus fait allusion, mais il se prononce sur la façon dont on mène sa vie : la vit-on pour soi ou pour les autres ?
En somme, est-ce que je considère ma vie comme mienne, une vie que je dois défendre à tout prix et conserver comme si elle se suffisait à elle-même ?
Ou bien est-ce que je veille à ne pas m’y agripper, est-ce que je cherche à m’ouvrir à l’autre, en mourant à ce qui me replie sur moi-même ?
Pour retenir du sable, il faut ouvrir la main ; sinon, le sable s’échappe…
Il en va de même pour notre vie humaine.
Cette vie ouverte, non repliée sur elle-même, Jésus nous annonce qu’elle ne mène pas non plus à une fin ou au néant, mais qu’elle « se maintient pour de bon », « en vie éternelle ».
 
Telle est la question qui peut nous tarauder, nous et tant de nos contemporains : comment réussir sa vie ?
Jésus veut nous offrir une clé…
Et il poursuit :
« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera »
Pour accéder à une telle vie, Jésus invite à le suivre, c’est-à-dire à l’accompagner, à lui emboîter le pas, lui qui a dépensé sa vie pour ceux et celles qu’il a croisés.
 
Être là où Jésus est, c’est-à-dire être enraciné dans l’Amour du Père, puisant en cet Amour la force de rejoindre tous ceux et celles qui sont sur le chemin.
Jésus n’a pas gardé sa vie pour lui-même… et cette vie ne s’est pas perdue.
Au contraire, elle a porté du fruit et a créé du neuf…
 
Alors, en cette fête du martyr Laurent, Jésus nous questionne :
Que voulons-nous ?
Une vie pour nous-mêmes, bien au chaud, dans le cocooning de nos habitudes… ou bien une vie au grand large, avec un cœur universel, attentif aux autres et à l’Autre, recevant une fécondité que seul notre Dieu peut nous donner ?
Saint Laurent a répondu…
Et nous, chacune et chacun, que répondrons-nous à Celui qui nous invite ?

Sr Marie-Jean  écrit le 10 août 2013



jeudi 11 juillet 2024

Liturgie de la Parole solennité de saint Benoît 11 juillet

Écoute

Méditation

Écoute,
mon fils,
incline l’oreille de ton cœur,…

Prologue de la Règle de Benoît
Aujourd'hui, fête de saint Benoît, patron de l'Europe


Souvent dans les monastères on voit des affiches : « silence » !
En fait ce n’est pas très bénédictin, il faudrait mettre : « écoute » !
Et effectivement si on veut écouter, il faut bien faire silence,
mais pas un silence contraint, fermé, pas un silence bunker !
Pour écouter, il faut s’ouvrir doucement, se faire accueil…

Est-ce là un bon message pour l’Europe d’aujourd’hui ???
Écoute…
Écoute… oui, mais quoi Seigneur ?
Dans le bruit de notre monde, comment veux-tu que j’écoute ???
C’est bon pour les moines et les moniales
qui vivent cachés derrière leurs murs, cela !
Mais pour un citoyen d’Europe ?
Que veux-tu que j’écoute ???

Écoute en descendant au creux de ton cœur,
ma Parole, pain sur la table de chaque jour.

Mais écoute aussi ma voix, au cœur du bruit de ce monde,
ma voix aujourd’hui au cœur de l’actualité…
au cœur de ta vie, au cœur des événements,…
N’écoute pas l’actualité rien que pour trouver quelques intentions de prière,
écoute l’actualité pour y entendre ma voix,
mes cris de bonheur, et mes pleurs,
mon merci et mes appels !

Vite dit…
Généralement on est plus enclin à reprocher à Dieu son silence…
On voit l’innocence massacrée,
on voit les guerres,
on voit les sans-papiers jetés en centres fermés sans ménagements,
on voit la drogue, la violence…
On voit… on voit… à n’en plus vouloir, à ne plus oser ouvrir les yeux…
Écouter Dieu dans tout cela ?
On dit plutôt : mais pourquoi Dieu se tait-il ?
Quand on ne pousse pas le bouchon jusqu’à dire :
« Pourquoi Dieu permet-il une telle horreur !!! »

Benoît doucement nous lit l’Écriture et nous dit :
Écoute, mon fils,
Écoute mon fils, si tu veux bâtir l’Europe,
et en bâtissant l’Europe, bâtir le monde,
car l’Europe est pour le monde,
commence par écouter… en fils !
Tu n’es pas dieu, tu n’es pas le chef, le petit empereur,
tu n’es pas non plus l’esclave,
tu es fils, fille, dans le Fils !
Et si tu écoutes battre mon cœur de Père,
tu y trouveras une multitude de frères et sœurs,
si tu es fils, fille, tu entres dans une grande famille,
et avec le Père, dans le Fils,
tu deviens responsable…
C’est-à-dire celui qui répond !!!
Qui répond à ce qu’il a entendu…

Oui, et si je n’entends pas ???
Écoute, mon fils, incline l’oreille de ton cœur,
dit Benoît à la suite de la Bible.
Tiens, j’aurais cru que pour écouter Dieu,
il fallait plutôt dresser l’oreille…
la tendre très fort vers le haut,
vous savez comme les oreilles longues et bien droites des ânes !
Et bien non, il faut l’incliner, vers le bas, très bas…
vers Celui qui est là tout en bas,
Celui dont l’Écriture nous dit qu’il s’est abaissé,
Celui qui attend notre oui pour laver nos pieds,
Celui qui est descendu au plus bas possible…
à coté du pauvre et de l’humilié,...
Incline l’oreille de ton coeur
vers Celui qui est là partageant le cri du pauvre
pleurant les larmes de silence de l’humilié…
Non, Dieu ne se tait pas !
Non, Dieu ne permet pas la souffrance, il l’endure plus que nous,
et il attend de nous que nous partagions son cœur
il attend présence, consolation, et espérance !

Benoît nous invite à chercher Dieu dans toute notre vie,
non dans les hauteurs, dans les nuages,
mais au plus profond,
en nos cœurs, tels qu’ils sont, là où il demeure,
en ceux et celles que nous côtoyons,
tels qu’ils sont,
dans leur épreuve, comme dans leur bonheur,
dans leur face nord, comme dans leur face sud.

Benoît nous invite à chercher la paix,
non en l’appelant à cœurs perdus,
mais en la bâtissant jour après jour
tout petitement, tout simplement
en recommençant chaque matin, …
sans jamais désespérer…
en nous émerveillant chaque matin du jour nouveau qui se lève
et s’offre à nous
en nous ouvrant aux frères et sœurs qu’il place sur nos routes,
pour bâtir ensemble le Royaume…

Pour que l’Europe soit belle, qu’il fasse bon y vivre,
il nous faut entendre ce cri d’appel de notre Dieu,
en inclinant l’oreille de nos cœurs d’enfants,
en lui chantant l’alléluia de l’espérance
même au profond de la nuit
comme nous le recommande Benoît.
Il nous faut trouvant le Père, devenir frères et sœurs,
dans la prière et l’humble labeur quotidien…

Au nom de toute la communauté, bonne fête à tous !

sr Myrèse écrit le 11 juillet 2014