vendredi 12 août 2016

Ses habitants croyaient

Jon 3
5 que déjà ses habitants croyaient en Dieu. Ils proclamèrent un jeûne et se revêtirent de sacs, des grands jusqu’aux petits. 6 La nouvelle parvint au roi de Ninive. Il se leva de son trône, fit glisser sa robe royale, se couvrit d’un sac, s’assit sur de la cendre,

Viens Esprit Saint, donne-nous d’accueillir la parole avec promptitude et de la mettre en pratique sans délai.

que déjà ses habitants croyaient en Dieu : Jonas marche dans la ville, il proclame l’oracle du Seigneur, et le jour n’est pas fini que « aussitôt » les habitants croient en Dieu. Ils ont donc écouté Jonas, ce prophète sorti de nulle part, et leur réaction première est de se tourner vers le Seigneur, de mettre leur foi en Lui.

Ils proclamèrent un jeûne et se revêtirent de sacs, des grands jusqu’aux petits : ce n’est qu’après cette acte de foi, cette relation établie avec Dieu, qu’ils peuvent reconnaître leurs fautes, et exprimer leur repentance par des rites de pénitence. Quelle que soit leur situation, leur classe sociale, qu’ils soient « grands » ou « petits » aux yeux des hommes, tous sont unis dans cette démarche.

La nouvelle parvint au roi de Ninive. Il se leva de son trône, fit glisser sa robe royale, se couvrit d’un sac, s’assit sur de la cendre : parmi les « grands », il y en a un qui se démarque encore, qui est assis sur son trône… il est roi et pourtant il n’invoque aucun privilège, il fait pénitence comme tout un chacun. Son premier geste est de quitter son trône : Dieu seul est roi.

Seigneur Jésus, permets que la foi que nous mettons en toi soit à la source de notre façon d’agir.



jeudi 11 août 2016

Quarante jours

Jon 3
3 Jonas se leva et partit, mais – cette fois – pour Ninive, se conformant à la parole du SEIGNEUR. Or Ninive était devenue une ville excessivement grande : on mettait trois jours pour la traverser. 4 Jonas avait à peine marché une journée en proférant cet oracle : « Encore quarante jours et Ninive sera mise sens dessus dessous ».

Viens Esprit saint, donne-nous des oreilles attentives pour entendre la parole des prophètes.

Jonas se leva et partit : jusque là tout se répète (1,3)…

mais – cette fois – pour Ninive, se conformant à la parole du SEIGNEUR : puis c’est le grand changement, et le texte lui-même tient à le souligner doublement : mais – cette fois. On pourrait penser qu’il lui aurait fallu être bien téméraire pour à nouveau affronter la volonté de Dieu après son aventure ; heureusement, la prière qu’il lui a adressée du fond du poisson nous révèle le changement opéré en son être. C’est bien pour se « conformer » à l’ordre reçu qu’il va prendre la direction tant redoutée.

Or Ninive était devenue une ville excessivement grande : on mettait trois jours pour la traverser : petite note géographique sur l’immensité de la ville, et surtout note symbolique qui montre la difficulté de la tâche assignée à Jonas. Nous retrouvons les « trois jours »…

Jonas avait à peine marché une journée en proférant cet oracle : « Encore quarante jours et Ninive sera mise sens dessus dessous » : et notre Jonas se met en route, marche dans la ville, et profère ce fameux oracle dont nous prenons maintenant connaissance. Une menace pèse sur Ninive (sous-entendu, si ses habitants ne se convertissent pas) mais Dieu laisse un délai ! Quarante jours ! Tout un carême pour se convertir… voilà qui nous connaît !!

Seigneur Dieu, tu es un Dieu patient, tu connais nos faiblesses, tu acceptes que nous prenions un long chemin pour te rejoindre. Mais tu ne renonces pas, tu viens sans cesse à notre recherche. Nous te rendons grâce pour un tel amour.



mercredi 10 août 2016

Une seconde fois

Jon 3
1 La parole du SEIGNEUR s’adressa une seconde fois à Jonas : 2 « Lève-toi, va à Ninive la grande ville et profère contre elle l’oracle que je te communiquerai. »

Viens Esprit saint, dis-nous, redis-nous ta parole jusqu’à ce qu’elle perce nos carapaces de résistance.

La parole du SEIGNEUR s’adressa une seconde fois à Jonas : elle est merveilleuse cette « seconde fois », cette seconde chance… pour Jonas mais aussi pour Ninive. Jonas est là, quelque part sur une côte, à peine émergé de la mer, et voici que l’ordre est répété. Lors de toutes les péripéties maritimes, Dieu n’a jamais parlé. Il s’est exprimé par les éléments naturels. Mais maintenant que Jonas est redevenu capable de l’écouter, il s’adresse à nouveau à son prophète. Dieu n’abandonne pas !

Lève-toi, va à Ninive la grande ville et profère contre elle l’oracle que je te communiquerai : aucun reproche, aucun retour sur le passé, comme si la prière de Jonas avait assez exprimé son désir de « revenir » vers son Dieu. La parole du Seigneur est la simple reprise – mot pour mot – de l’ordre de « prophétiser ». On repart à zéro ! Pourtant il y a une différence : Jonas devait d’abord proféré « un » oracle, comme s’il était capable de le faire tout seul, maintenant le Seigneur lui promet de lui communiquer le contenu de cet oracle. Cette fois, il le guidera afin qu’il accomplisse sa mission. Ainsi Dieu s’adapte à la faiblesse…

Seigneur Jésus, donne-nous de connaître ta volonté sur nous, de découvrir le chemin qui conduit à notre bonheur et à celui de nos frères. Donne-nous d’y courir sans attendre. Et si nous faiblissons, donne-nous d’entendre ta voix qui  nous y appelle sans cesse, tes pas qui nous y accompagnent.



lundi 8 août 2016

Aussitôt

Jon 2
11 Alors le SEIGNEUR commanda au poisson, et aussitôt le poisson vomit Jonas sur la terre ferme.

Viens Esprit Saint, ouvre nos cœurs et nos esprits à la parole de ce jour, qu’elle nous accompagne pour nous rappeler sans cesse combien tu veux nous habiter.

Alors le SEIGNEUR commanda au poisson : oui, le Seigneur entendait le cri de Jonas, il l’avait en quelque sorte accompagné jusque dans les profondeurs et il répond à son attente dès la fin de sa prière.

et aussitôt le poisson vomit Jonas sur la terre ferme : il reprend pied sur la terre des vivants : le voilà donc sauvé. Dès l’ordre donné, le poisson s’est exécuté. Il n’y a aucun délai entre la parole de Dieu et sa réalisation. Si l’homme a besoin de temps, de recul, parfois de longs chemins de réflexion et de prière, « le temps de Dieu », lui, est tout autre : tous les « aussitôt » du livre de Jonas (et d’autres textes dont bien des passages évangéliques) tendent de nous le faire percevoir.


Seigneur Jésus, apprends-nous que ton cœur aimant ne connaît pas de délai avant de se tourner vers nous, apprends-nous à reconnaître ta présence et ton action tout au long de nos jours.

dimanche 7 août 2016

Qu'ils renoncent

Jon 2
9 Les fanatiques des vaines idoles,
qu’ils renoncent à leur dévotion !
10 Pour moi, au chant d’actions de grâce,
je veux t’offrir des sacrifices,
et accomplir les vœux que je fais.
Au SEIGNEUR appartient le salut !
  
Viens esprit Saint, viens nous donner les mots pour reconnaître notre Sauveur !
  
Les fanatiques des vaines idoles, qu’ils renoncent à leur dévotion : souhaiter la conversion des « païens », de ceux qui sont désignés par leur culte aux faux-dieux, voilà un mouvement assez naturel dans les psaumes et chez les prophètes. Dans le cas présent, on peut se demander à qui pense Jonas ? Désigne-t-il spécialement ceux à qui il avait été envoyé, aux Ninivites ? Nait-il en ce moment en lui la volonté de suivre à l’avenir les ordres du Seigneur qui l’envoie précisément convertir les idolâtres ?

Pour moi, au chant d’actions de grâce : toujours est-il que Jonas, se voyant déjà sauvé, est maintenant dans l'action de grâce, dans la reconnaissance de l’action de Dieu à son égard. Le « salut » pour lui, est-il le simple fait d’échapper à la mort dans le poisson ou bien le fait d’avoir été remis par Dieu sur le bon chemin, celui sur lequel il est envoyé ? De s’être surtout « retourné » vers son Dieu ?

je veux t’offrir des sacrifices et accomplir les vœux que je fais : homme du premier testament, Jonas promet de traduire dans le culte l’expression de sa conversion.

Au SEIGNEUR appartient le salut : le psaume, la prière de Jonas, se termine en une brève formule exprimant toute sa conviction, formulant qui est son Dieu : le Sauveur.


Seigneur Jésus, conduis-nous tous ensemble vers ton salut, conduis vers toi tous ceux qui te cherchent.