mardi 3 novembre 2026

Liturgie 3 novembre solennité de saint Hubert Matthieu 9, 35-38 ; Ezéchiel 3, 16-21 ; Psaume 95 ; 1 Corinthiens 9, 16-19. 22-23

Statue de St Hubert dans la basilique

Homélie

Si je vous posais la question : pourquoi êtes- vous ici ?

La réponse par défaut : c’est pour être à la suite du Christ, n’est-ce pas ?

Ce n’est pas pour mendier ! C’est vrai que vous mendiez, mais ce n’est pas pour ça ! C’est pour être à la suite du Christ. Mais alors qu’est-ce que vous faites ici si vous êtes à la suite du Christ ?

L’évangile nous dit que Jésus parcourt les villes et les villages, tous ! Et vous vous faites le choix… de rester ici, et d’être à la suite du Christ en étant ici. Ne serait-il pas mieux que vous soyez des missionnaires, vous promenant à gauche et à droite pour annoncer l’évangile comme Jésus nous invite à le faire.

On se trouve peut-être avec une certaine difficulté. Et c’est pour ça qu’il est toujours utile d’avoir d’autres textes d’Évangile ou des Écritures qui nous aident à mieux comprendre ce que Dieu veut pour chacun, chacune de nous.

Hier, vous le savez, c’était la fête des morts et on avait le droit de choisir l’Évangile à prier. Prions en Église en a pris un, moi, j’en ai pris un autre. Hier le texte que j’ai pris c’était le passage dans saint Jean dans le discours après la Cène, où Jésus nous dit qu’il va préparer une demeure pour nous, dans la gloire. Et c’est peut-être cela la piste que l’on peut prendre pour mieux comprendre. La demeure, c’est chacun, chacune, qui a la sienne, chacun, chacune, qui a son chemin qui est unique. C’est une relation qui est unique. Et que certains, comme les jésuites, nous sommes appelés à aller sur tous les rivages du monde et nous sommes servant de nos frères, et ça coûte cher. Il y a d’autres, c’est de rester à la maison. De rester là où ils doivent s’enraciner. Et que leurs villes, leurs villages, en réalité ce n’est pas des lieux géographiques, mais ce sont les personnes qui arrivent avec des histoires de vie qui peuvent être difficiles, qui peuvent être anarchiques, loin de l’évangile. Ces personnes qui viennent ce sont des villages, et c’est à eux que vous avez à enseigner l’Évangile. Les groupes qui viennent ce sont vos villes, qui viennent ici pour trouver un chemin, trouver leur chemin, qui va les conduire au Christ, qui va les conduire à Dieu.

Et ce que nous avons à faire, pour chacun, chacune, c’est d’essayer de les guérir, de les emmener par une voie de guérison, dans une voie où ils seront capables de discerner ce qui est le mieux pour eux, qui sera leur chemin vers Dieu.

Je ne crois pas en l’opposition entre ceux qui se promènent partout et ceux qui sont stables dans un lieu. Chacun, nous sommes envoyés à des hommes, des femmes particulièrement. Et non pas de faire le vagabond, de faire celui qui passe et que ni demeure itou. C’est essayer d’aider l’autre à trouver son chemin, pour qu’il puisse demeurer en Dieu.

Et justement Jésus nous révèle que tous ces hommes, toutes ces femmes, là où nous avons à les rencontrer sont des égarés qui errent. Parce que les valeurs qui nous sont proposées par notre monde sont des valeurs qui nous perdent, ce sont des valeurs qui en réalité nous mènent dans un cul-de-sac. C’est le moi. Et remarquez comment on utilise ce mot : moi, moi, moi et moi. Alors que nous sommes invités à être au service. Et c’est pour ça que Jésus nous dit qu’il faut prier pour que le maître envoie des ouvriers. Et ces ouvriers peuvent être recrutés n’importe où. Et nous en avons un exemple avec saint Hubert aujourd’hui, cet homme qui vivait pour le plaisir, la chasse, le pouvoir, l’argent, la bonne bouffe. Et qui, au détour d’un sentier, fait une rencontre bouleversante, qui va venir le convertir, changer son cœur, changer sa manière de voir, sa manière de vivre. Et qui va se donner ensuite au service de l’Évangile, et qui sera évêque, et va même rentrer l’évêché de Maastricht à Liège et l’amène de Hollande en Belgique, même si à l’époque ça n’existait pas encore. Et c’est ici aussi qu’il est revu pour nous montrer l’importance d’être témoins, d’être au service.

Et c’est justement le sens de notre vocation profonde, à chacun, chacune de nous, que nous soyons religieux, religieuse, baptisé, tous nous avons à proclamer l’Évangile. Et l’Évangile… on pourrait se demander : c’est quoi ? Parce que, cherchez dans tout l’Évangile, on ne dit jamais exactement c’est quoi. On raconte beaucoup d’histoires, des paraboles, on ne dira pas ou jamais qu’est-ce que c’est exactement que cet Évangile. Comme, encore aujourd’hui, « Proclamez l’Évangile du Royaume ».

Mais l’Évangile du Royaume c’est tout simplement de rappeler à chacun, chacune, que Dieu nous aime, il nous aime tels que nous sommes ; il nous aime avec nos qualités et nos défauts, notre histoire sainte et notre histoire de péché. L’amour inconditionnel de Dieu. Et c’est peut-être le message que nous avons à redire à tous les hommes et à toutes les femmes que nous rencontrons : ils sont aimés de Dieu. Et c’est grâce à cet amour qu’ils pourront se convertir. Et non pas parce qu’ils arriveront par là des manières de faire. C’est l’amour, c’est l’amour qui les convertit.

Prions donc aujourd’hui les uns pour les autres, les uns avec les autres, afin que nous puissions être ces témoins de cet amour de Dieu, et que toutes les villes et villages, donc toutes les personnes et tous les groupes qui viennent ici, nous puissions leur transmettre ce message ; et qu’ils puissent repartir d’ici avec cette certitude qu’ils sont aimés, tels qu’ils sont.

Ce qui adviendra après ces sont l’œuvre de l’esprit. Laissons-lui son mot.

Prions donc pour que nous puissions obtenir cette grâce.

Père Patrice Proulx, jésuite, Hurtebise le 3 novembre 25

 

lundi 2 novembre 2026

Liturgie de la Parole 2 novembre commémoration des fidèles défunts Jean 14, 1 - 6

Jésus, chemin vers le Père
Homélie

S’il est une question difficile à traiter c'est bien celle de la résurrection, une question d’autant plus difficile qu’il n’existe aucune preuve matérielle.  Heureusement car dans le cas contraire, notre liberté serait écornée. Dieu semble silencieux. 

           

Ouvrons la Bible : Quelques heures avant la mort de Jésus, ses disciples vivent un moment de tendresse prodigieuse de la part de leur maître, de leur guide spirituel.  "Ne soyez pas bouleversés" leur dit-il.  Il leur fait cette confidence : « Je pars vous préparer une place et je reviendrai vous prendre avec moi. »  Quelle délicate attention de Jésus pour ses disciples ! Cette attitude de Jésus nourrit chez eux une espérance inouïe !

Nous construisons des logements, des appartements dans lesquels chaque personne chaque famille individuellement, cherche à s’épanouir. Dieu, quant à lui, nous réserve une seule maison dans laquelle tous peuvent se sentir à l’aise, où chacun est respecté et valorisé. En même temps qu’il accueille l’infinie diversité de ses créatures, Dieu fait le pari de les rassembler toutes en une communion durable.

            Le texte que nous venons d'écouter fait un pas de plus.  Ecoutons Jésus exprimant à ses disciples : « Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin » : Jésus s’est identifié au chemin conduisant à Dieu.  Il les invite à l'emprunter.  Cela leur garantira le bonheur.

            La parole reçue dans cet extrait d’évangile est entendue habituellement par des chrétiens.  De plus en plus de personnes partageant d'autres convictions philosophiques s’interrogent quand elles l’entendent.

 

            Au fond, Jésus nous fait comprendre une conviction essentielle à ses yeux qui peut se résumer à l'idée suivante : Chaque fois que nous empruntons un chemin qui conduit à Dieu, autrement dit chaque fois que nous luttons pour la vie, contre la souffrance, contre le mal et contre les morts de tous genres, nous témoignons d’un combat dont personne ne sort indemne mais qui conduit au paradis, autrement dit dans la maison que Dieu nous a promise.

 

C’est mon espérance.  Je vous invite à la partager.

Abbé Fernand Stréber, Hurtebise le 2 November 26

 

P’tit rawett

Transmise par une fidèle lectrice de mes commentaires hebdomadaires.

De ma fille Christine, aujourd'hui, 46 ans

 Ses 3 premières années furent marquées par le décès de plusieurs personnes très proches dont celui de ma belle-mère qui vivait avec nous. Ces décès rapprochés l’ont beaucoup bouleversée. Le jour du décès de ma belle-mère, je lui ai dit : elle fait dodo nenenne. A partir de ce soir, elle a refusé de s'endormir. Chaque soir, et pendant plusieurs années, son papa ou moi devions rester à ses côtés jusqu'à ce qu'elle s'endorme. En grandissant, elle évoquait souvent la mort.

Un soir, elle avait environ 6, 7 ou 8 ans, elle sanglotait dans son lit.

---Pourquoi pleures-tu Christine ?

---Je voudrais mourir en même temps que toi !

Elle l’avait déjà dit, mais sans plus.

Avec ma tête, mon raisonnement de grande personne comme dirait le Petit Prince, je lui explique doucement que, dans la logique, je mourrais avant elle.

Elle sanglotait toujours et très fort. J'étais désemparée. 

Avec un peu plus de psychologie, d’attention surtout, (l’Esprit-Saint était là) je lui demande :

---Pourquoi veux-tu mourir en même temps que moi ?

Elle me répond, dans un gros sanglot :

---Comment j’vais faire, moi, pour te r’trouver là-haut ?

C’était donc ça qui la chagrinait !

J’essaie donc de lui expliquer ma vision des choses dans ce mystère :

---Quand ce sera le moment pour toi de mourir, papa, moi, bon-papa……bref, je lui nomme toutes les personnes qui l’aiment et qu’elle aime, celles déjà parties ou encore en vie, nous serons tous là pour t’accueillir, te serrer dans nos bras.

Ses sanglots cessent.

Elle me dit :

---Alors c’est comme une naissance !!!

Whaaaaa !!! Je suis restée émerveillée d’une telle réponse !

---Oui, Christine ! Tu as trouvé la vraie et belle définition de la mort ! La mort, c’est une naissance ! Notre vie s’écoule donc entre 2 naissances.

Elle n'a plus jamais dit qu'elle voulait mourir en même temps que moi.

 

dimanche 1 novembre 2026

Liturgie de la Parole 1er novembre Toussaint Matthieu 5, 1-12a

Homélie

Notre joie est double aujourd’hui. D’abord, nous célébrons la fête de tous les Saints, cette foule immense, venue de toutes nations, qui se tient debout devant le trône de l’Agneau. Parmi eux, il y a aussi ces saintes et ces saints de nos familles, de nos paroisses, de nos quartiers. Certains ont croisé nos vies : nous avons vu leurs visages, entendu leur voix. Ils nous sont proches, et pourtant souvent anonymes aux yeux du monde. Ces saints du quotidien, quelle joie de les savoir accueillis par Dieu comme ses enfants bien-aimés !

Mais notre joie aujourd’hui est aussi celle des béatitudes : le bonheur des pauvres de cœur, des doux, de ceux qui pleurent, des miséricordieux, des artisans de paix, de ceux qui sont persécutés pour la justice. Attention cependant : ce bonheur ne vient pas de la souffrance elle-même — comment pourrions-nous trouver de la joie dans la douleur ?

Non, cette joie naît d’une promesse, d’une attente, d’une espérance. C’est l’espérance que Jésus vient apporter. Car Jésus est lui-même la clé des béatitudes. Il est le premier à les avoir vécues. Il est le pauvre de cœur, le doux, le miséricordieux, l’artisan de paix, le persécuté pour la justice. Le suivre, c’est recevoir le Royaume des cieux en héritage. C’est, dans l’espérance, être consolé, être appelé fils de Dieu.

La joie des béatitudes et la sainteté ne viennent pas de nous, elles nous sont d’abord données par Jésus. C’est là leur secret. Quels que soient nos mérites ou nos fautes, nos réussites ou nos échecs, la joie et la sainteté sont des dons. Elles ne dépendent pas d’abord de nos efforts, mais de la grâce de Dieu.

Pour accueillir ce don, les béatitudes nous indiquent aussi le chemin : celui de la pauvreté de cœur, de la douceur, de la pureté, de la justice. Car c’est dans nos manques, nos fragilités, nos moments d’humilité, que se creuse l’espace intérieur capable d’accueillir le bonheur inattendu de l’espérance que Jésus vient offrir.

Nous sommes dès lors invités à revisiter notre conception du bonheur et de la sainteté. Nous croyons trop souvent qu’ils s’obtiennent à la force du poignet, comme s’il fallait correspondre à un idéal de perfection pour mériter le paradis. Mais ce sont les situations de faiblesse, de vulnérabilité et de pauvreté qui ouvrent nos cœurs au bonheur du ciel — là où nous nous laissons porter par Jésus sur le chemin de la sainteté et rejoindre par le don de Dieu.

S’il en est ainsi, si le bonheur du ciel est d’abord à recevoir plutôt qu’à mériter, faut-il alors se résigner à l’attendre passivement, les bras croisés ? À quoi bon encore se fatiguer si tout est déjà donné ?

Mais non, bien au contraire ! La confiance et l’accueil du don de Dieu ne nous endorment pas : ils nous réveillent, ils nous fortifient. Ils nous rendent capables de devenir pauvres de cœur, doux, miséricordieux, artisans de paix, jusqu’à accepter d’être persécutés pour la justice, à cause de Jésus.

Oui, la fête de tous les Saints nous remplit aujourd’hui de joie. Mais cette fête, par le bonheur et l’espérance qu’elle suscite en nous, nous donne aussi des ailes pour, à notre tour, prendre humblement le chemin de la sainteté.

Monseigneur Luc Terlinden Homélie du 01 novembre 2025

En direct Jodoigne en Belgique

https://www.lejourduseigneur.com/homelie/homelie-de-la-toussaint-2025

samedi 31 octobre 2026

Liturgie de la Parole 30e samedi TO-II Luc 14, 1. 7-14 ; Philippiens 1, 18b-26 ; Psaume 41

Élevé

Homélie

Les futurs mariés me disent souvent qu'une des choses les plus difficiles pour le jour de leur mariage, ce sont les places à table ... Qui sera à la table d’honneur ? Qui sera près de qui ? Et gare à celui qui découvre, en arrivant, qu’il est placé tout au fond alors qu’il se voyait déjà près des personnes importantes ! Nous sourions, mais cette petite comédie révèle quelque chose de profondément humain : nous aimons être reconnus, remarqués, considérés.

 

Jésus observe les invités qui choisissent les premières places et leur raconte une parabole. Il ne donne pas simplement un conseil de savoir-vivre pour éviter une humiliation publique. Il touche à une question plus profonde : pourquoi avons-nous tant besoin de nous placer au-dessus des autres ? Pourquoi notre valeur dépend-elle si souvent du regard qu’ils portent sur nous ? Le pape François le soulignait : « Cette course aux premières places fait mal à la communauté, tant civile qu’ecclésiale, parce qu’elle nuit à la fraternité. » * Si on recherche toujours la reconnaissance, l'autre finit par devenir un concurrent. 

 

Paul nous propose un tout autre regard. Il écrit depuis la prison et s’interroge sur la possibilité de mourir ou de continuer à vivre. « Pour moi, vivre c’est le Christ », affirme-t-il. Il pourrait désirer partir pour être auprès du Seigneur ; pourtant, il comprend que rester est nécessaire pour ses communautés. Il ne raisonne pas en fonction de ce qui lui apporterait le plus de prestige ou de satisfaction, mais de ce qui fera grandir la foi des autres. Épatant, non ?

 

Voilà une véritable humilité : non pas se mépriser, ni prétendre que nous ne valons rien. Ça, c'est du misérabilisme ... Non, la vraie humilité, c'est de ne plus avoir besoin d’être au centre pour trouver notre joie. Paul sait ce qu’il désire, mais il est prêt à demeurer là où l’amour le rend utile. Il découvre que sa vie prend son sens lorsqu’elle devient un don.

 

Le psaume exprime cette même orientation à travers une soif profonde : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. » Peut-être est-ce là que se trouve la racine de notre agitation. Nous cherchons parfois dans les honneurs, les compliments et les premières places ce que seul Dieu peut nous donner : la certitude que notre vie a du prix. Quand nous nous savons aimés de lui, nous pouvons laisser à d’autres la place d’honneur sans avoir l’impression de perdre la nôtre. J'ai un prix incroyable aux yeux de Dieu ...  C'est bien plus, que la première place aux élections !

 

Jésus nous dit de choisir la dernière place. Il ne nous invite pas à jouer les modestes pour être finalement remarqués et appelés plus haut ! Il nous apprend à vivre sans calculer sans cesse notre rang. Dans le Royaume, la vraie grandeur consiste à se recevoir de Dieu et à se rendre disponible aux autres.

 

Celui qui n’a plus besoin de gagner toutes les premières places devient enfin libre d’aimer. Et cette liberté-là est déjà une joie du Royaume.

 

* Angélus du 1er septembre 2019

Pierre Hannosset le 31 octobre 26

https://padrepierre.blogspot.com/2026/10/samedi-de-la-30eme-semaine-du-temps-de.html

vendredi 30 octobre 2026

Liturgie de la Parole 30e vendredi TO-II Luc 14, 1-6

Méditation

L’évangile d’aujourd’hui ressemble à celui de lundi. Nous sommes le Shabbat, et l’on veut voit si Jésus va guérir un homme, et donc en quelque sorte travailler, en ce jour de repos sacré.

Les choses changent toutefois par rapport à lundi. Aujourd’hui, il s’agit d’un homme, non d’une femme ; la scène se passe dans une maison, non dans une synagogue ; et la maladie semble être une simple pathologie, non l’effet d’une action directe du démon.

Lundi, l’évangile nous invitait à percevoir l’urgence vitale qu’est le besoin de Dieu en chacun, et combien cette urgence vitale s’impose par rapport au repos sabbatique.

Aujourd’hui, Jésus recentre donc la problématique sur la maladie elle-même.

En posant la question « est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du Shabbat ? », Jésus semble au fond nous demander si la souffrance humaine n’est pas en tant que telle une urgence vitale.

Finalement, comment entrer dans le repos du septième jour si la souffrance et la maladie d’un être humain semblent le maintenir dans une espèce de sixième jour inachevé de la Création ?

Il est bon et nécessaire de sanctifier le jour du Seigneur par le repos sabbatique, mais Jésus lui-même n’entrera dans le grand repos qu’une fois allé au bout du don de sa vie sur la Croix. C’est le Samedi Saint que Jésus se repose, car sur la Croix il s’est fait proche de tous ses frères et sœurs humains.

Quant à nous, souvenons-nous de la dignité infinie de toute personne humaine, du commencement au terme de sa vie, et tâchons d’être mieux attentifs aux souffrances de nos frères et sœurs. Nous ne pourrons évidemment pas tout résoudre, et peut-être pas guérir notre prochain à la manière de Jésus. Mais nous pouvons tous être des témoins actifs et engagés de l’amour de Dieu pour tous.

Aujourd’hui, ayons peut-être une attention particulière pour une personne plus pauvre que nous, ou en souffrance. Au moins, prions pour elle, et demandons à Jésus de prendre soin d’elle.

Commentaire du Père Joseph Leleu RCF, le 31 octobre 2025

https://www.rcf.fr/articles/vie-spirituelle/si-lun-de-vous-a-un-fils-ou-un-boeuf-qui-tombe-dans-un-lc-14-16