mercredi 7 janvier 2026

Marc 6, 45-52 Liturgie de la Parole mercredi après l’Epiphanie

Première lecture : 1Jean 4,11-18

Méditation

Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Voilà l’acte de foi que saint Jean nous transmet dans la première lecture. Ce qui fonde sa vie, ce qui motive sa confiance.
Nous avons vu ! Il a vu quoi ? L’Evangile d’hier nous le dit un peu. Il a vu Jésus saisi de compassion pour la foule parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Et Jésus les a nourris longuement de sa parole puis rassasiés de pain et de poisson. 
Il a vu Jésus s’en aller pour prier seul. Il a vu Jésus venir à eux en marchant sur les eaux du lac, alors qu’ils peinaient avec le vent contraire. Jésus qui vient à eux mais ne s’impose pas, il veut les dépasser (Cette note est propre à Marc)… Il voulait les dépasser, peut-être pour les inviter à le suivre malgré les flots en furie. Peut-être pour leur signifier de poursuivre leur traversée à sa suite, qu’il est là, les précède et traverse l’épreuve avec eux. 
Devant leur peur Jésus s’arrête et les apaise « confiance ! c’est moi, n’ayez pas peur !» Ce n’est pas un fantôme, c’est une présence très réelle et agissante, apaisante extérieurement (les flots se calment dès qu’il monte dans la barque) et intérieurement. Ils sont au comble de la stupeur, l’expression est forte, et ils n’ont rien compris et leur cœur était endurci. Marc ne les ménage pas. Au cœur de cette semaine où l’Eglise nous fait parcourir jour après jour les différentes manifestations de Jésus on voit que les plus proches disciples sont passés par des tempêtes et des incompréhensions fortes.
C’est une chance pour nous. Quand il nous arrive de ne rien comprendre à ce qui nous atteint personnellement, à ce qui se passe dans l’Eglise, dans le monde, Jésus parle avec nous. Il parla avec eux, nous dit Marc (là encore cette note lui est propre), et c’est étrange car ils ne disent pas un mot ! Oui Jésus parle avec nous, même quand nous ne savons quoi lui dire, quand nous sommes dans la peur, la stupeur, l’incompréhension. Rien ne peut rompre la relation qu’il a choisi d’instaurer avec chacun.
Le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Sauveur du monde ! J’ai bien aimé ce que disait le Père Patrice Proulx le 29 décembre : le salut c’est être capable d’être en relation avec Dieu. Accepter cette relation.
Le reste en découle et l’admirable extrait de la première lettre de saint Jean met cela en lumière : Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Sans cette adhésion profonde du cœur, nous ne serions pas la) ; mais en même temps, elle est à refaire sas cesse , surtout dans les moment de nuit, de tempête. Parfois je crie au Seigneur : je crois, viens au secours de mon manque de foi (cf. Marc 9,24).

Merci Seigneur de nous avoir rendus capables d’être en relation avec toi qui est Amour. Une relation qui demeure et nous fait demeurer en toi, avec toi, même et surtout dans les tempêtes. Même si nous ne savons quoi dire, tu parles avec nous et ton premier mot est « confiance ».
Merci Seigneur de nous rendre capables, parce que nous sommes aimés de toi, d’être aussi en relation avec les autres et de les aimer en vérité. « Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. » (1Jean 4) Parce que tu demeures en nous et nous aimes, nous pouvons aimer les autres et cet amour fraternel dilate notre cœur pour que tu aies d’avantage de place pour y demeurer. C’est une spirale vertueuse sans fin qui fait que ton amour atteint la perfection en nous. Perfection dans le sens de plein accomplissement, pas d’impeccabilité ! C’est dans la foi et l’espérance, car je ne vois guère en moi que cet amour atteigne la perfection ! Mais c’est ton œuvre, ton travail souterrain et le mien. C’est l’œuvre de toute ma vie. Toi en moi et moi en toi, ensemble nous collaborons à cette œuvre.
Alors oui je peux garder confiance, garder courage, me relever quand je tombe car « Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte » (1Jean 4) et tu es là et me dis « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Rien ne peut m’arracher, nous arracher de ta main (cf. Jean 10,28-29).


Introduction au Notre Père

En tout confiance prions le Père qui n’est qu’Amour 

Sr Marie-Christine le 7 janvier 26


mardi 6 janvier 2026

Marc 6, 34-44 Liturgie de la Parole mardi après l’Epiphanie

Première lecture : 1Jean 4, 7-10 ; Psaume 71

Homélie

Nous connaissons tous cette scène : on ouvre le frigo, on espère un miracle… et il n’y a presque rien. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, les disciples vivent exactement cela : une foule immense, cinq pains, deux poissons… et une question silencieuse : « Seigneur, tu es sûr de ton calcul ? » Et pourtant, c’est là que Dieu aime commencer.

Saint Jean ne dit pas : Dieu aime parfois, ni même Dieu aime beaucoup. Il ose cette parole vertigineuse : « Dieu est amour ». Cela change tout. L’amour n’est pas seulement ce que Dieu fait, c’est ce qu’Il est. Avant même que nous cherchions Dieu, l’amour nous a précédés. Avant nos efforts, nos prières, nos engagements, il y a ce don premier : « Il nous a aimés le premier. »
Dans le temps de Noël, nous ne contemplons pas un Dieu lointain, mais un Dieu qui se donne, qui se rend vulnérable, qui entre dans notre histoire. La foi chrétienne ne commence pas par un devoir, mais par un accueil.

Dans l’Évangile, Jésus voit la foule et il est saisi de compassion. Ce mot est fort : il signifie littéralement « être bouleversé jusque dans les entrailles ». Avant de nourrir les corps, Jésus nourrit les cœurs :
il enseigne, il prend du temps, il ne renvoie personne. Puis il pose un geste étonnant : il demande aux disciples de donner eux-mêmes à manger. Dieu ne remplace pas l’homme, il l’associe. Le miracle passe par la pauvreté offerte : cinq pains, deux poissons… et une confiance un peu tremblante. Dieu ne multiplie pas ce que nous gardons, il multiplie ce que nous remettons.

Le psaume annonce un roi qui prend soin des pauvres, qui rend justice, qui apporte la paix. Ce roi, nous le reconnaissons en Jésus. Après l’Épiphanie, la lumière ne s’éteint pas : elle se diffuse. Chaque geste de partage, chaque Eucharistie, chaque pain rompu prolonge la manifestation de Dieu au monde. Et soyons honnêtes : les disciples n’étaient pas prêts, les comptes ne tombaient pas juste, mais Dieu n’attend pas que tout soit parfait pour agir. Les disciples ont fait un inventaire très précis… Jésus, lui, a fait confiance. Comme quoi, même sans Excel, le Royaume avance !

Père Pierre Hannosset (diocèse de Liège) 6 janvier 26

https://padrepierre.blogspot.com/2026/01/mardi-apres-lepiphanie-mettons-nous-en.html 

lundi 5 janvier 2026

Matthieu 4, 12-17.23-25 Lundi après l’épiphanie, 5 janvier 2026

Résonnances 

En cette semaine qui nous fait cheminer de la visite des mages à Bethléem, jusqu’aux rives du Jourdain pour la fête baptême, les lectures tracent le chemin des épiphanies. Fil rouge : la première lettre de Jean : une méditation de l’amour de Dieu pour nous et de ce que cet amour fait en nous quand nous l’accueillons dans la foi. Nous entendrons au long de cette semaine des extraits de chacun des quatre évangiles : ils nous ouvrent les portes vers le temps ordinaire, vers le récit de la vie publique de Jésus.
Aujourd’hui, nous entendons donc Matthieu, avec une de ces citations d’accomplissement dont il a le secret : « tout cela est arrivé afin que s’accomplisse la parole du Seigneur prononcée par le prophète… » Matthieu a vraiment le souci de relier l’AT au NT, et surtout au début de son évangile : c’est comme une couture qui va en avant en arrière… Aujourd’hui, nous recevons donc l’accomplissement de la lecture d’Isaïe que nous avons entendue durant la nuit de Noël : « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… »
Au fond, Matthieu campe le décor. Pas seulement un décor géographique (Galilée, Nazareth, Capharnaüm, mer de Galilée, territoire de Zabulon et de Nephtali). Pas seulement un décor humain (malades, possédés, épileptiques, paralysés, grandes foules, gens venus de tous les coins de l’horizon). Mais aussi un décor scripturaire, un terreau scripturaire dans lequel la bonne nouvelle va pouvoir germer et grandir, parce qu’elle a pu développer auparavant de bonnes racines.
Et nous, comment nous situer aujourd’hui devant ces textes qui plantent le décor pour franchir doucement le seuil de l’année nouvelle, pour passer de l’épiphanie des mages à l’épiphanie du baptême ?
Planter le décor… comme le fait cette crèche.
Est-ce juste une belle décoration de Noël, que nous ressortons chaque année avec une sorte de joie mêlée de respect ? Est-ce juste pour faire beau et pour avoir un support visuel qui nous aide à raconter une belle histoire aux enfants ? Et d’ailleurs, est-ce vraiment une belle histoire ? N’est-ce pas plutôt une histoire assez triste, tragique, éprouvante ? Car enfin, les circonstances dans lesquelles Marie a dû mettre au monde son enfant ne sont franchement pas enviables ! Plus qu’un décor, une décoration, la crèche a la puissance d’un symbole… selon la façon dont on l’approche, elle exerce sur nous une puissance quasi sacramentelle. Oserais-je la comparaison avec le cierge pascal durant le temps pascal ?
Je pense à cette parole du pape François (dans Desiderio desideravi) qui dit que nous devons retrouver notre capacité d’émerveillement pour accueillir la puissance des symboles. Comme une naïveté seconde. Pas celle de l’enfant qui croit que tout s’est passé exactement comme cela. Pas celle du rationaliste qui croit savoir que rien ne s’est passé comme cela. Mais celle d’un cœur qui lâche prise, qui accepte de penser que les choses ont dû se passer comme cela, dans une extrême pauvreté, dans une extrême beauté.
L’œuvre d’art, si nous la laissons faire – car elle « œuvre » en nous, par elle-même – a le don de nous introduire dans le mystère, de nous faire devenir personnage de la crèche, de nous « ravir ». Berger ou mage. Cœur de pauvre qui cherche Dieu au milieu de la nuit. Alors résonne de manière nouvelle la prophétie d’Isaïe, alors nous enfonçons nos racines dans le terreau des Écritures. Alors, nous reconnaissons que c’est pour nous qu’elle a été écrite : « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ».
« Le peuple qui marchait » … Il nous faut continuer à marcher, à cheminer, même si les ténèbres recouvrent la terre. Nous savons que Jésus s’est installé en Galilée, à Capharnaüm, au bord du lac, pour nous rejoindre au cœur de nos existences, de nos combats quotidiens. Jésus, « l’homme qui marche ». Et qui nous montre une grande lumière.

Sœur Marie-Raphaël le 5 janvier 26


dimanche 4 janvier 2026

Matthieu 2, 1-12 Liturgie de la Parole Épiphanie année A

Autres lectures : Isaïe 60, 1-6 ; Éphésiens 3, 2-3a.5-6

Homélie

L’évangile de saint Matthieu semble avoir été écrit au sein de communautés chrétiennes restées très proches de la foi juive : il est le plus juif des évangiles, celui qui se réfère le plus à la Loi. Il est significatif que, pour ces communautés, Matthieu propose autour de la naissance de Jésus le récit de la visite mystérieuse de sages venus d’Orient. Il est le seul à le faire. Il souligne ainsi, dès le début de son récit de la vie de Jésus, que l’Évangile, la bonne nouvelle, s’adresse à toutes les nations : c’était loin d’être évident pour une communauté chrétienne d’enracinement juif. Alors que le prophète Isaïe qui, à sa manière, propose une vision universelle de Dieu pour toutes les nations le fait à partir du centre qu’est Jérusalem, le christianisme naissant va se déplacer vers les nations, vers le monde étranger à la foi juive. On sait combien saint Paul, qui écrit ses lettres avant l’époque de la rédaction des quatre évangiles, a ouvert la foi au monde païen, non sans conflits et difficultés. Dans la lettre aux Éphésiens, nous avons entendu cette affirmation particulièrement forte : « Ce mystère (de l’évangile), c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus. »
Notre Église est dite catholique, c’est-à-dire au sens propre universelle. Mais depuis le 11e siècle, l’Église a connu une fracture majeure entre Orient et Occident. Cela a conduit à une double difficulté. D’une part, les Églises orthodoxes ont eu tendance à devenir des Églises nationales : la patriarcat de Moscou est un bon exemple de cette dérive à l’heure actuelle. Il y a ensuite eu la fracture née de la Réforme. Mais, d’autre part, l’Église catholique latine, de fait d’Europe occidentale, a eu tendance à se considérer comme l’unique centre du christianisme, même si elle a largement émigré tant sur le continent américain qu’en Afrique. De plus, au sein de l’Église catholique, ici en Europe et chez nous, il y a des différences importantes de sensibilités, d’options théologiques, liturgiques, éthiques. Comment, dans ces conditions, vivre la communion, une forme d’unité dans la différence en nous fondant sur l’Évangile ?
Le synode sur la synodalité, qui s’est conclu il y a un an, a manifesté une évidence : les Églises européennes sont devenues minoritaires au sein de la grande Église catholique. Cela pose de nouvelles questions difficiles : comment vivre ensemble et en communion alors que nous sommes différents, différents dans nos expériences historiques, mais aussi dans nos théologies et dans nos approches éthiques ? L’expérience œcuménique conduit aussi aujourd’hui à poser autrement la question de la recherche de communion dans la différence, d’une forme d’unité qui n’efface pas les différences : avec les Églises orientales, orthodoxes et autres, et avec les Églises protestantes de plus en plus dispersées. Comment être bonne nouvelle pour toutes les nations ?
Les différences étaient largement géographiques : les Église orthodoxes en Orient, les Église protestantes dans l’Europe du Nord, et l’Église catholique dans l’Europe du Sud… Ces différences sont de plus en plus présentes chez nous maintenant. Et les différences religieuses ne sont pas seulement chrétiennes : c’est aussi la forte présence de l’islam, et les religions beaucoup plus minoritaires comme le bouddhisme. Et cette autre différence de tous ceux qui n’ont aucune appartenance religieuse. Comment vivre ensemble, faire ici et maintenant peuple ensemble ? Et comment faire peuple ensemble alors que les clivages idéologiques et politiques sont tellement marqués ? La difficulté de mettre sur pied un gouvernement bruxellois est un signe parlant de cette difficulté du vivre ensemble, en acceptant l’autre dans sa différence.
Comme croyants, fêter aujourd’hui l’Épiphanie n’est-ce pas chercher sincèrement à vivre ensemble différents, sans tenter d’éliminer les différences en imposant son point de vue ? Vivre différents comme chrétiens, parce que associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, selon les mots de la lettre aux Éphésiens. Vivre différents en harmonie, comme citoyens d’un même pays, citoyens du monde. N’est-ce pas ce à quoi nous invitent ces sages venus d’Orient, ces sages qui se sont déplacés pour accueillir Jésus ?
À l’ouverture de cette année 2026, nous sommes pleins de questions et d’inquiétudes, et ces inquiétudes sont grandissantes. Tout indique que les rencontres de Trump dimanche dernier avec Zelensky et Netanyahou ne vont pas conduire à un cesser le feu au juste et digne que possible en Ukraine ni à une diminution de la violence à Gaza et en Cisjordanie, tout au contraire. Sans compter la multiplicité des conflits en Afrique, principalement. 2026 s’ouvre sur de mauvais augures.
Cependant aujourd’hui encore brillent des étoiles. Des voix d’indignation contre l’injustice et la violence se lèvent. De nouveaux chemins de vie, de solidarité, de communion avec la nature s’expriment et se cherchent. Non pas à partir des grands pouvoirs ou des salles de marché, sensés savoir ce qui est bien pour l’humanité, mais dans l’humilité de ce que les gens vivent en liberté. Des expériences spirituelles profondes, des expériences de Dieu se disent dans les religions du monde. Dans tout cela, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre. Mais sommes-nous attentifs aux signes qui sont donnés, ouverts à l’initiative de Dieu aujourd’hui, alors que peut-être cela ne correspond pas à ce que nous avons toujours fait ou pensé ?
Après être venus adorer Jésus, les mages regagnèrent leur pays par un autre chemin, dit Matthieu. Qu’ont-ils fait de leur expérience et de leur découverte ? Nous ne savons pas. Nous ne sommes pas non plus maîtres du rayonnement de l’Évangile aujourd’hui : la grâce de Dieu continue à être à l’œuvre parmi nous et au-delà de nos horizons. Rendons-en grâce à Dieu.

Père Ignace Berten o.p. Hurtebise 4 janvier 26


samedi 3 janvier 2026

Jean 1, 29-34 Liturgie de la Parole 3 janvier

Première lecture : 1 Jean 2, 29-3,6

Introduction

* Nous sommes rassemblés en Église, portant en notre prière l’humanité entière, en laquelle Jésus s’est incarné. 
* En ce temps de Noël nous avons le regard déjà tourné vers l’Épiphanie, la manifestation de Jésus aux nations. 
* les lectures de ce jour nous y invitent. Jean le baptiste nous désigne Jésus, le Christ, Agneau de Dieu

Commentaire des Écritures

Saint Jean en sa lettre, nous invite à contempler l’amour dont nous sommes entourés : Voyez de quel grand amour le Père nous a comblés, que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes. 
Cette contemplation doit nous mener à demeurer en lui, loin de tout péché.  
Jean Baptiste nous désigne Jésus comme l’Agneau de Dieu, celui qui porte, qui enlève le péché du monde. Accueillons avec amour, le salut qu’il nous offre en prenant sur lui nos péchés. 
Jean nous l’assure : nous avons à devenir semblables à Jésus, devenons solidaires de Jésus, en portant avec lui, le péché du monde. Soyons comme Simon de Cyrène, soulageons par notre prière, par notre amour le poids qui pèse sur ses épaules. 

Prière d’action de grâce

* A toi Père, nous rendons grâce, pour ce temps béni où se réalise la promesse des origines. Jésus ton Fils entre dans nos vies avec la sagesse des humbles. 
* Nous te rendons grâce pour la parole d’amour qu’il fait éclore au cœur de notre humanité, lui, le Verbe incarné. 
* Nous te rendons grâce pour la nourriture de son corps, sacrement de sa présence, qu’il nous partagera jusqu’au jour de l’avènement du Royaume. 


Notre Père

* Nous rendons grâce pour la prière qu’il nous a enseignée, les mots de l’enfant appelant son Père : Notre Père... 

Prière finale

Père miséricordieux, en ce temps de Noël, ta promesse est accomplie, un Sauveur nous est né. Grâce te soit rendue pour ce don qui réjouit nos cœurs et fortifie notre espérance et notre foi. Pour les siècles des siècles.

Bénédiction

Que le Seigneur, Verbe fait chair illumine nos vies dans l’espérance du Royaume. 
Que Dieu nous manifeste sa tendresse et nous bénisse, lui qui est Père, Fils, et Saint Esprit 

sr Myrèse 3 janvier 2013