Liturgie de la Parole 3 septembre saint Grégoire le Grand Luc 22, 24-30 ; 2 Corinthiens 4, 1-2.5-7
Méditation
Aujourd’hui nous fêtons saint Grégoire le grand, préfet de Rome, puis moine.
Devenu Pape, il a envoyé des moines évangéliser la Grande Bretagne. Il a écrit
beaucoup, d’autant plus que, malade les deux dernières années de sa vie, c’est
un autre qui devait lire ses sermons. Nous lui devons la Vie de Saint Benoît.
Il est Docteur de l’Eglise.
« A l’image du Christ, il était serviteur » venons-nous de
chanter dans l’antienne de l’Office. Et à Laudes « Moine parmi les moines,
Grégoire fut un Père pour la Ville de Rome, et une joie pour le monde ».
Il est mort en 604.
« Ce que nous proclamons, ce n’est pas
nous-mêmes ; c’est ceci : Jésus Christ est le Seigneur » nous
dit saint Paul. Et cela correspond bien à saint Grégoire, comme nous l’avons
entendu dans la lecture de Vigiles : Il souhaitait que celui qui parle fasse
découvrir le Christ ; pour cela qu’il se fasse aimer mais sans détourner
du Christ.
Proclamer Jésus est
Seigneur, cela veut dire quoi ?
Celui qui est mort d’une
manière honteuse et ignominieuse est en vérité Seigneur, LE SEIGNEUR !
Dans cette mort vécue par amour et miséricorde envers chaque personne, la
lumière a brillé du milieu des ténèbres et elle a vaincu les ténèbres. Toutes les
ténèbres.
Est-ce que je le crois
existentiellement ? Croire, c’est s’appuyer sur. Est-ce que je m’appuie
sur ce Dieu-là ? Est-ce que je lui fais vraiment confiance quoiqu’il
arrive ?
« Qui peut être
sauvé ? Pour les hommes c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car
tout est possible à Dieu » dit Jésus en saint Marc (Marc 10, 26-27).
Oui tout est possible à
Dieu… il ne veut que nous sauver… mais pas sans nous !
Il offre sa lumière pour
qu’elle brille en nos cœurs : « La lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » écrit saint Jean dans son Prologue (Jean
1, 5).
C’est cette lumière,
accueillie jour après jour, qui fait « resplendir en nos cœurs la
connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ ». Du Christ
tel qu’il se révèle au long des Evangiles.
Paul vient
de dire « nous ne sommes, nous, que vos serviteurs, à
cause de Jésus » comme le traduit la Bible de Jérusalem. Être serviteur, servant à cause de Jésus ! Tout un programme de vie…
qui prend toute la vie.
Et
l’Évangile choisi pour cette fête le complète si bien. Dans le Christ qui sert
se révèle la gloire du Père. La gloire ? Tout le poids de sa vie, de ce
qu’il est : un Dieu de miséricorde à genoux devant les humains pour les
servir, pour leur laver les pieds, pour les regarder avec miséricorde et leur
offrir encore et toujours son amour quand ils se sont éloignés de lui. C’est
lui le plus grand qui se fait petit pour nous rejoindre.
Le grand
rejoint le plus jeune qui a la dernière place, le chef rejoint celui qui sert :il
sert avec lui, et même plus, il le sert lui-même.
Jésus ajoute
« Et moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé
pour moi. Ainsi vous mangerez et boirez à ma table dans mon Royaume ».
Dans le Royaume, est-ce lui qui nous servira ? Il dispose pour nous du
Royaume ! C’est comme s’il nous le proposait : en veux-tu ? Je
le tiens prêt pour toi ! Entre dans la joie de ton Maître qui se fait ton
serviteur, fais-toi serviteur, servante et tu recevras ma joie, le Royaume sera
déjà présent dans ton cœur et autour de toi.
Invitation au Notre Père
Seigneur Jésus, tu disposes pour nous du Royaume comme le Père en a
disposé pour toi : en toute confiance nous te chantons la prière des
serviteurs qui désirent marcher à ta suite : Notre Père
Sr Marie-Christine le 3 septembre 26
