jeudi 25 juin 2026

Liturgie de la Parole 12e jeudi TO-II Matthieu 7, 21-29 ; 2Rois 24, 8-17

Mot d’accueil

Ne soyons pas fous ! Ne construisons pas nos maisons sur le sable ! Ne nous laissons pas emmener en exil, loin de Dieu, comme les gens de Jérusalem qui furent déportés par Nabucodonosor. Peut-être disaient-ils avec leurs lèvres « Seigneur, Seigneur ! », mais leurs cœurs étaient loin. Le Temple avec tous ses objets d’or et d’argent ne leur a servi à rien. Tous leurs espoirs se sont effondrés. Écoutons bien la fin du discours de Jésus sur la montagne, afin de comprendre comment nous pourrons établir notre maison solidement sur le roc.


Commentaire après l’évangile

Ce passage de la fin du discours sur la montagne nous laisse perplexes. Car enfin, que veut-il, Jésus ? Et que faut-il faire pour entrer dans le royaume des Cieux ?

« Il ne suffit pas de me dire ‘Seigneur, Seigneur’, il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux ».

Et nous répondons : « n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, expulsé des démons, accompli des miracles ? » Que lui faut-il de plus ? Mais non, ça n’a pas l’air d’être ça, puisqu’il nous lance à la figure ce verset du psaume 6 : « écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». Et il ajoute : « je ne vous connais pas ! » Quel culot ! Mais ces deux éléments de réponse nous mettent sur la piste... nous les avons déjà entendus quelque part. « Je ne vous connais pas » : c’est dans la parabole de Matthieu 25 où il est question de dix jeunes filles invitées à des noces. Cinq étaient sages, prévoyantes, cinq autres folles, insensées. Tiens, c’est comme ici avec l’homme qui construit sa maison sur le roc (celui-là est prévoyant, sage) ou sur le sable (l’insensé !). Quand l’époux arrive, alors qu’on ne l’attendait plus, les prévoyantes entrent avec lui dans la salle des noces et la porte se referme.

Il s’agit bien d’entrer dans le Royaume des Cieux : c’est tout le propos de ce discours sur la montagne. Et il y a une porte pour y entrer : c’est même une porte étroite !

Alors arrivent les cinq autres jeunes filles et elles disent : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ». La réponse fuse, terrible : « je ne vous connais pas ! ».

L’autre parole dure de Jésus (« écartez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité »), nous en trouvons l’écho dans le même chapitre 25 de Matthieu, un peu plus loin, dans la fresque sur le jugement : à ceux qui sont à sa gauche, le roi dira « allez-vous en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel... ». Ils ne comprennent pas : pourquoi cette dureté ? N’avons-nous pas prophétisé en ton nom, accompli des miracles, expulsé des démons ?

Alors, le langage de Jésus est on ne peut plus clair : il n’a que faire de nos actions spectaculaires (prophéties, exorcismes, miracles), surtout quand elles servent à renforcer notre orgueil. Lui, ce qu’il voit, c’est que nous n’avons pas fait les choses simples, qui sont à la portée de tout le monde, même de ceux qui ne le connaissent pas, ne croient pas en lui, et agissent simplement au nom de leur humanité commune : visiter les malades et les prisonniers, donner à manger et à boire, accueillir les étrangers... C’est tout cela, « faire la volonté du Père des Cieux ». Ça n’a l’air de rien à côté des miracles et des exorcismes spectaculaires, mais c’est la clé pour entrer dans le Royaume, c’est le secret pour bâtir sa maison sur le roc. Un secret qui est à la portée de tous.

Ainsi se termine le discours sur la montagne : il ne suffit pas d’écouter la parole, il faut la mettre en pratique, et alors notre maison sera solidement fondée. Et mettre la parole en pratique, c’est accomplir ces gestes tous simples, qui sont à la portée de tous et qui nous font servir le Christ, souvent sans le savoir, à travers le prochain. Le discours s’était ouvert sur les Béatitudes, il se termine sur l’image de la maison solidement fondée, mais le dernier verset est redoutable, car il nous met en face de ce qui se passera si nous ne comprenons pas : « la pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée et son écroulement a été complet. »

Prenons garde que cela ne nous arrive pas ! 


Oraison de conclusion

Seigneur, tu nous étonnes, car ta parole est pleine d’autorité, une autorité à la fois simple et terriblement exigeante. Nous voulons te suivre et mettre en pratique ta loi d’amour : viens à notre secours et donne-nous de voir et d’accomplir ce qui est à notre portée pour faire grandir ton Royaume et en ouvrir les portes à tous ceux qui te cherchent avec droiture. Toi qui règnes... 

Sr Marie-Raphaël le 25 juin 2020


mercredi 24 juin 2026

Liturgie de la Parole 24 juin Nativité de saint Jean-Baptiste Luc 1, 57-66.80 ; Isaïe 49,1-6 Psaume 138 ; Actes 13, 22-26

Dieu a été favorable

Homélie

            Luc avait prévenu son destinataire Théophile : 'je vais écrire pour toi un exposé suivi des événements qui se sont accomplis parmi nous" (1,3).  La grossesse d'Élisabeth était annoncée.  Elle arrive à son terme pour le plus grand bonheur de la maman, de la famille et des voisins.  Quelle joie pour une femme de sentir la vie grandir en elle !  Quel bonheur plus grand encore de mettre au monde cette vie patiemment construite ! Le ravissement des nouveaux parents est d'autant plus contagieux que leur entourage savait qu'ils ne pouvaient pas avoir d'enfant.  Mais la miséricorde du Seigneur est sans frontière, son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui jouent la confiance. (1, 50)

La naissance de Jean-Baptiste fut pour ses parents un événement inespéré.  Ils étaient âgés et à leurs yeux l'avenir ne devait plus leur offrir grand-chose. Mais voilà qu'est survenu l'inconcevable : un fils.  Déjà, de par sa naissance, Jean-Baptiste a quelque chose à nous dire.

Un premier enseignement : Que Dieu n'a pas encore dit son dernier mot dans notre vie et dans le monde.  Lorsque l'on n'attend plus rien, Il a encore de bonnes surprises à nous faire.  Nous sommes appelés à entendre ce message.  Dans nos vies, Dieu continue à faire de grandes choses.

Après les premiers jours d’extase, il faut passer à la phase publique : déclaration de naissance et inscription du nom au registre.  La circoncision est bien plus qu'une simple étape administrative.  Elle est le signe de l'inscription de l'enfant dans une parenté particulière, celle qui vit de l'Alliance conclue par Dieu avec Abraham : {"Et toi, tu observeras mon alliance, de génération en génération : tous les garçons devront être circoncis.  Ce sera le signe de l'Alliance entre moi et vous" }(Gn 17, 9).

Comment va-t-on appeler le petit ? Tout le monde s'attend à ce que l'on perpétue un nom familial, comme le veut la coutume.  Pourquoi ne pas l'appeler Zacharie, comme son père ?  La réponse d'Elisabeth est sans discussion : "Non, il s'appellera Jean" Son entourage croit que la mère divague.  Alors il se tourne vers le père toujours enfermé dans son mutisme.  Si Zacharie a perdu la parole, il a gardé toute sa tête.  Il n'hésite pas à écrire sur une tablette : "Son nom est Jean."  Dans la conception de l'époque, le nom ne désigne pas seulement un être mais il détermine aussi un projet.  C'est pour cette raison que la fidélité au patronyme est importante.  Un changement de nom marque donc un changement de destinée !  C'est ainsi qu'Abram devient « Abraham, le père d'une multitude ».  Elisabeth signifie « maison de Dieu ». Emmanuel  signifie « Dieu avec nous ».

         Ce ne sont pas les parents qui choisissent de s'écarter de la coutume en donnant un nom original à leur enfant.  C'est l'ange du Seigneur qui a soufflé aux oreilles de Zacharie ce nom de "Jean" (1, 13).  Ce prénom est tout un programme : Il signifie : Dieu a été favorable, Dieu aide !'  Le message de l'Ange révèle une destinée tout à fait inédite pour Jean-Baptiste.

La mission de Jean-Baptiste n'a pas été ni facile, ni de tout repos.  Il n'a pas connu que des succès puisqu'il terminera sa vie en martyr.  Jean-Baptiste a été audacieux dans sa foi.  Il a vaincu la peur.  Cette attitude entraînera pour lui la mise en prison et la mort.

Un deuxième enseignement qui devrait nous inspirer, à nous, qui sommes envoyés dans le monde pour être les témoins et les messagers de ce Dieu qui aime inlassablement tous les êtres humains, en particulier les pauvres, les petits et les exclus. 

Aujourd’hui, notre mission est exigeante.  Témoigner de notre foi, reconnaître que nous existons aussi par notre relation à Dieu et aux autres, c'est aller à contre-courant de la mentalité ambiante.  Cette mission est souvent difficile.  La vraie difficulté vient du fait que nous nous heurtons tous les jours à des murs d'indifférence et des haussements d'épaules.  Cela finit par devenir décourageant et épuisant.  A ce moment-là, nous sommes invités à prier le Christ pour qu'il nous donne force et courage en vue de vivre notre foi et pour qu'il répande en nos cœurs l'amour qui bannit la peur.

Abbé STREBER Fernand, Hurtebise 24 juin 26

mardi 23 juin 2026

Liturgie 12e mardi TO-II Matthieu 7, 6.12-14 ; 2Rois 19, 9b-11.14-21.35a.36

Introduction

Nous voici rassemblés en communauté, en Eglise.

Nous poursuivons nos lectures continues en ce mardi de la 12e semaine.

Dans le Second Livre des Rois, le roi de Juda Ezékias est confronté à Sennakérib, roi d’Assyrie.

Il lui annonce que l’Assyrie l’emportera, que Jérusalem ne sera pas épargnée et qu’il ne doit pas se laisser tromper par son Dieu.

Mais Ezéchias met sa confiance en son Dieu, le Dieu de vie.

Et dans l’Evangile de Mathieu, Jésus livre trois conseils à ses disciples rassemblés sur la montagne :

« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré… » : invitation à respecter ce qui est don de Dieu.

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi » : la Règle d’or invite à favoriser la vie d’autrui.

« Il est resserré, le chemin qui conduit à la vie » : invitation à s’y engager.

La vie sous-tend les textes du jour… 

Dieu nous y appelle ! Dieu nous la confie. Nous en sommes responsables. C’est un cadeau que Dieu nous offre…

Prions le Seigneur, Dieu de vie, de nous indiquer le chemin qui mène à Lui.

Et confions-Lui les intentions de notre terre, par le chant des psaumes.


Méditation

Pour nous faire goûter les différentes harmoniques de ce qu’est la vie et ce qu’elle implique, je vous propose une prière de Mère Teresa.

Après cette lecture, chacun(e) pourra dire la phrase qui l’interpelle particulièrement (les membres de la Communauté Zoom peuvent aussi intervenir)

« La vie est une chance, saisis-la.

La vie est beauté, admire-la.

La vie est béatitude, savoure-la.

La vie est un rêve, fais-en une réalité.

La vie est un défi, fais-lui face.

La vie est un devoir, accomplis-le.

La vie est un jeu, joue-le.

La vie est précieuse, prends-en soin.

La vie est amour, jouis-en.

La vie est mystère, perce-le.

La vie est promesse, remplis-la.

La vie est tristesse, surmonte-la.

La vie est hymne, chante-le.

La vie est combat, accepte-le.

La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.

La vie est une aventure, ose-la.

La vie est bonheur, mérite-le.

La vie est la vie, défends-la »


Temps de silence


Notre Père

Oraison

Seigneur, tu nous as offert ta Parole pour nourrir notre marche à ta suite.

À Ezéchias, tu t’es révélé Dieu de vie et tu as exaucé sa prière.

C’est la confiance en son Dieu et ton Amour jaloux qui ont sauvé le roi de Juda et tout son peuple.

Aux disciples de ton Fils, tu confies des pistes pour un chemin de Vie, avec Toi et avec autrui.

Aujourd’hui, Seigneur, envoie ton Esprit pour discerner les impulsions de ta présence en notre quotidien et en notre monde, afin que nous nous laissions inspirer par tes appels et soyons les témoins de ta Vie en tout lieu. 

Nous te le demandons, par Jésus-Christ, ton Fils ressuscité, qui règnes avec Toi et le Saint-Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles.

Sr Marie-Jean le 23 juin 2020


lundi 22 juin 2026

Liturgie de la Parole 12e lundi TO-II Matthieu 7, 1-5 ; 2 Rois 17, 5-8.13-15a.18

Homélie

Je vous laisse méditer sur la première lecture où c’est toujours « Game of Throne » version Samarie autant que vous connaissiez cette série !

J’en viens à l’Evangile. Il me semble que le Seigneur dans l’Evangile vient conclure cette retraite où nous avons évoqué les rencontres de Jésus. Il vient nous donner quelques consignes sur l’art de rencontrer les autres à sa façon.

Il touche à ce regard que nous portons les uns sur les autres.

L’art de discerner sans juger, sans humilier. L’art de partager nos difficultés avec l’autre avant que les conflits n’éclatent où en disant alors à l’autre ses 4 vérités… on en dit au moins 3 de trop !

L’art de s’adresser à l’autre, en sachant que lui comme moi nous sommes fragiles. Saint Augustin disait à ce propos : « Rappelons-nous toujours notre commune fragilité !»

L’art de la rencontre en vérité : cet art d’aimer, c’est le Christ qui vient nous l’apprendre. C’est l’art de se faire le prochain de l’autre, à sa manière. C’est l’Esprit qui peut nous faire vivre avec justesse : demandons-lui de « voir clair » pour nous parler toujours « avec mesure » comme dit le Seigneur. Et avec ces pailles et toutes ces poutres que nous enlèverons de nos yeux, comme dit un proverbe du Burkina Faso, avec ces pailles et ces poutres, construisons une maison commune !

Mgr JL Hudsyn, Hurtebise le 22 juin 26


dimanche 21 juin 2026

Liturgie 12e dimanche A Matthieu 10, 26-33 ; Jérémie 20, 10-13 ; Romains 5, 12-15

Accueil

Sœurs et frères, dimanche passé, le Seigneur dans l’Evangile envoyait ses disciples en mission. J’ai l’impression que cette semaine, les hirondelles du monastère se sont lancées hors de leur nid. Lancés dans la mission, le Christ, aujourd’hui, nous invite à lui faire confiance. Il sait que vivre de lui, témoigner de lui, n’est pas toujours évident. Par trois fois dans l’Evangile il va nous dire : « ne craignez pas, soyez sans crainte ». Il vient ce matin re-nourrir cette confiance et notre élan. Tournons-nous vers lui : vers sa fidélité et son pardon.


Homélie

Parcourons les différentes lectures de ce dimanche.

Il y a d’abord Jérémie, un prophète au long cours. Cela fait 40 ans qu’il n’a cessé de lever le voile sur la vérité. Cette vérité n’était pas toujours agréable à dire. Il vit en un temps où on vit une religion de façade. La corruption bat son plein à tous les niveaux de la société. Et le roi voisin, Nabuchodonosor, attend son heure pour envahir et écraser Israël. Jérémie le pressent et le dit : ce tyran ne fera qu’une bouchée de notre peuple. Et ce fut ce qui arriva. Évidemment, de tout côté, on va lui reprocher ces paroles pourtant évidentes. Jérémie sera persécuté, tant et plus. Mais il mise tout sur Dieu, il reste fidèle à sa parole envers et contre tout. Il lui fait confiance.

Néanmoins, Jérémie est humain : devant tant d’hostilité contre lui- on le voit- Jérémie demande à Dieu de prendre sa revanche : il lui demande de venger son prophète. Son désir c’est que ses persécuteurs connaissent la défaite, qu’ils soient – comme il dit- couverts de honte, et d’une confusion éternelle, inoubliable…

Pas sûr évidemment qu’une telle prière, Dieu va l’exaucer. Le Christ n’est pas encore passé par là. Et on entend bien la différence que le Christ va apporter : on apprendra de lui que la revanche de Dieu ce n’est pas dans la vengeance : c’est l’humble refus de la vengeance. Comment Dieu ajouterait encore de la haine à la haine ?

Nous avons entendu ensuite saint Paul. Dans son commentaire des Ecritures il aime comparer la figure d’Adam avec la figure du Christ. Une façon de comparer, et même d’opposer, deux types de comportements, deux types d’attitudes spirituelles. Celle qui apporte la vie : celle du Christ – et celle qui spirituellement engendre à la mort ; celle qui nous crée, qui nous recrée, et celle qui nous détruit, qui nous déshumanise.

Comment répondre justement à notre vocation d’homme et de femme dans la ligne de ce que le livre de la Genèse nous proposait ? Face à la spirale du mal, face à la tentation de vivre, comme Adam, centré sur soi, en ne comptant que sur lui-même, face à ce qui dé-crée l’homme et la femme, et la paix, et notre planète, face à tout cela, saint Paul nous tourne vers le Christ, pour entrer dans la spirale de son amour infini, un amour surabondant, inlassable, offert à la multitude, généreux, quoiqu’il en coûte.

Être homme et femme à la ressemblance et à l’image de Dieu, c’est accueillir cet amour du Christ, c’est le demander, c’est le faire nôtre, c’est accueillir son Souffle comme la Pentecôte nous y invitait. C’est vivre de cette grâce, de cette gratuité, qu’à chaque Eucharistie nous recevons en abondance pour la donner en partage, là où nous sommes, là où nous sommes appelés, là où on nous attend.

Dimanche passé, le Christ nous appelait par notre nom pour faire de nous ses témoins, ses envoyés. Aujourd’hui, Il nous prévient quand même : cette aventure n’est pas sans risque, et il savait de quoi il parlait. Mais donc il nous le dit : « ne craignez pas » ! Ayez de l’audace ! Vous pourrez trouver en moi la force d’affronter les regards obliques, les agressivités qu’engendre parfois le fait d’être de mes disciples. Parfois même de la part de vos proches.

Rappelons-nous alors que nous ne serions pas chrétiens si d’autres avant nous n’avaient pas osé affronter le risque de se montrer des témoins fidèles, courageux de l’Evangile. Si nous croyons au Christ aujourd’hui, c’est parce que d’autres chrétiens n’ont pas craint dans l’histoire de lever le voile sur leur appartenance au Christ. Parfois persécutés, ils n’ont pas déserté l’Evangile. Et bien des chrétiens de par le monde connaissent cela aujourd’hui. Portons-les dans notre prière.

Jesus le dit : rien ne peut arrêter la vérité. Confiance, vous êtes dans la main de Dieu, vous valez infiniment plus qu’une paire de moineaux aux yeux du Père. Et donc, ne craignons pas. Ne craignons pas de nous montrer solidaires avec le Christ. Sans arrogance, sans nous croire supérieurs, mais sans mutisme non plus.

Tout à fait à la fin de l’Evangile, Jésus ajoute un mot sur la liberté qu’il nous laisse… Oui nous pouvons le renier… saint Pierre en sait quelque chose. Mais ce que Pierre a compris, émerveillé, c’est qu’après avoir renié le Christ, quand il est revenu vers lui, il n’a suffi que d’un mot pour que tout reparte entre eux : « Seigneur, tu sais tout ; tu sais bien que je t’aime » (Jean 21, 17).


Prière d’envoi

Nourris par ton Esprit donne-nous l’audace de témoigner de toi et de ton Evangile : ouvre nos lèvres pour semer la paix ; ouvre nos mains à la surabondance de ton amour ; ouvre nos cœurs à ceux qui perdent pied ; toi le Dieu fidèle, lumière pour nos pas. Nous te le demandons par Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui vit et règne avec toit dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.

Mgr Jean-Luc Hudsyn, Hurtebise le 21 juin 26