dimanche 11 janvier 2026

Matthieu 3, 13-17 Liturgie de la Parole fête du Baptême du Seigneur année A

Méditation 1

Chers frères et sœurs, bonjour!
Aujourd'hui, nous célébrons la fête du Baptême du Seigneur et l'Evangile nous présente une scène étonnante: c'est la première fois que Jésus apparaît en public après sa vie cachée à Nazareth; il arrive sur la rive du Jourdain pour être baptisé par Jean (Mt 3, 13-17). Il s'agissait d'un rite par lequel les gens se repentaient et s'engageaient à se convertir; un hymne liturgique dit que les gens allaient se faire baptiser «l'âme et les pieds nus» — une âme ouverte, nue, sans rien couvrir —, c'est-à-dire avec humilité et le cœur transparent. Mais en voyant Jésus se mêler aux pécheurs, on est étonné et on se demande: pourquoi Jésus a-t-il fait ce choix, Lui, qui est le Saint de Dieu, le Fils de Dieu sans péché, pourquoi a-t-il fait ce choix? Nous trouvons la réponse dans les paroles de Jésus à Jean:  «Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice» (v. 15). Accomplir toute justice: qu'est-ce que cela signifie?
En se faisant baptiser, Jésus nous révèle la justice de Dieu, qu'il est venu apporter au monde. Nous avons souvent une idée étroite de la justice et nous pensons qu'elle signifie: celui qui fait le mal paie et répond ainsi au mal qu'il a fait. Mais la justice de Dieu, comme l'enseigne l'Ecriture, est bien plus grande : elle n'a pas pour but la condamnation du coupable, mais son salut et sa renaissance, pour le rendre juste : d’injuste à juste. C'est une justice qui vient de l'amour, de ces entrailles de compassion et de miséricorde qui sont le cœur même de Dieu, le Père qui s'émeut lorsque nous sommes opprimés par le mal et que nous tombons sous le poids des péchés et des fragilités. La justice de Dieu ne veut donc pas distribuer des punitions et des châtiments mais, comme l'affirme l'apôtre Paul, elle consiste à nous rendre justes, nous, ses enfants (cf. Romains 3, 22-31), en nous libérant des pièges du mal, en nous guérissant, en nous relevant. Le Seigneur n’est jamais prêt à nous punir, il tend la main pour nous aider à nous relever. Et nous comprenons ainsi que, sur les rives du Jourdain, Jésus nous révèle le sens de sa mission : il est venu accomplir la justice divine, qui est de sauver les pécheurs ; il est venu prendre sur ses propres épaules le péché du monde et descendre dans les eaux de l'abîme, de la mort, pour nous sauver et non nous noyer. Il nous montre aujourd’hui que la véritable justice de Dieu est la miséricorde qui sauve, Nous avons peur de penser que Dieu est miséricorde, mais Dieu est miséricorde, parce que sa justice est précisément la miséricorde qui sauve, c’est l'amour qui partage notre condition humaine, se fait proche, solidaire de notre douleur, en entrant dans nos ténèbres pour apporter la lumière.
Benoît XVI a affirmé que « Dieu a voulu nous sauver en allant lui-même jusqu'au fond de l'abîme de la mort, pour que chaque homme, même celui qui est tombé si bas qu'il ne voit plus le ciel, puisse trouver la main de Dieu à laquelle se raccrocher et remonter des ténèbres pour revoir la lumière pour laquelle il est fait » (Homélie, 13 janvier 2008).
Frères et sœurs, nous avons peur de penser à une justice si miséricordieuse. Allons de l’avant : Dieu est miséricordieux. Sa justice est miséricordieuse. Laissons-le nous prendre par la main. Nous aussi, disciples de Jésus, nous sommes appelés à exercer la justice de cette manière, dans nos relations avec les autres, dans l'Eglise, dans la société : non pas avec la dureté de ceux qui jugent et condamnent en divisant les gens entre bons et mauvais, mais avec la miséricorde de ceux qui accueillent en partageant les blessures et les fragilités de nos sœurs et de nos frères, afin de les relever. Je voudrais le dire ainsi : Pas en divisant, mais en partageant. Ne pas diviser, mais partager. Faisons comme Jésus : partageons, portons les fardeaux les uns des autres au lieu de médire et de détruire, regardons-nous les uns les autres avec compassion, aidons-nous les uns les autres. Demandons-nous : suis-je une personne qui divise, ou qui partage ? Pensons un peu : suis-je un disciple de l’amour de Jésus ou un disciple des commérages, qui divise ? Les commérages sont une arme létale : ils tuent, ils tuent l’amour, ils tuent la société, ils tuent la fraternité. Demandons-nous : suis-je une personne qui divise ou une personne qui partage ?
Et maintenant, prions Marie qui a donné naissance à Jésus, le plongeant dans notre fragilité pour que nous puissions recevoir à nouveau la vie.

Pape François angelus du 8 janvier 23 fête du Baptême du Seigneur année A

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https://www.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2023/documents/20230108-angelus.html 
 

Méditation 2

En relisant pour la nième fois ce court passage de l’évangile de Matthieu, qui nous raconte le baptême de Jésus, et que je croyais bien connaître, je me suis arrêté, étonné, sur une phrase : « Alors Jean le laisse faire ». Jésus vient de dire « laisse faire pour le moment », et « alors Jean le laisse faire ». C’est Jean qui laisse faire Jésus. Mais faire quoi ? n’est-ce pas pourtant Jean lui-même qui agit en baptisant Jésus ? Pourquoi employer ici le passif pour Jean qui est celui qui agit dans cette scène ? C’est vrai, je ne suis pas allé voir ce que dit le texte original. Peut-être la traduction que nous venons d’entendre n’est-elle pas tout à fait fidèle à l’intention de l’auteur du texte grec. Mais peut-être que si. Et après tout, peu importe, puisque la parole que l’Eglise nous propose d’écouter aujourd’hui, dit bien « Alors Jean le laisse faire ». Ce n’est certainement pas anodin.
Eh bien je vous propose d’entendre dans cette phrase la docilité de Jean, qui est bien celui qui agit, mais qui agit sur la parole de Jésus. Comme si l’action qu’il produit lui échappait ; comme si la volonté de Dieu était le vrai acteur de cette action. Jean se fait l’instrument de l’action de Dieu.
De fait, c’est bien Dieu qui agit par la main de Jean. C’est bien l’Esprit Saint qui baptise, quand Jean, par ses mains, verse l’eau sur Jésus sortant du Jourdain dans lequel il s’est entièrement immergé. C’est le même Esprit Saint qui agit lorsque le prêtre ou le diacre verse l’eau sur le front du baptisé. C’est bien le célébrant qui fait le geste, mais il le fait - et il le dit - non pas en son nom propre, mais « au nom du Père, du Fils et du St Esprit ». Le rituel du baptême est donc une occasion de montrer, de signifier, de faire signe, que Dieu est le vrai acteur de nos vies, si nous acceptons de lui prêter notre corps, nos membres, et même notre volonté.

Comment ce passage d’évangile qui nous est donné aujourd’hui peut-il éclairer nos vies, nos quotidiens ? car c’est pour cela que nous le lisons. La docilité de Jean à la volonté de Dieu nous est un exemple, un modèle. Quand nous disons à chaque « Notre Père » : « Que ta volonté soit faite », n’est-ce pas que nous souhaitons nous mettre au service de sa volonté ? Cela demande une bonne dose d’humilité, une bonne dose de confiance, de foi. 
Comme Jean qui « laisse faire », soyons nous aussi des hommes et des femmes qui laissent Dieu agir en nous, par nous, pour que Son règne vienne, pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel. C’est à dire pour la gloire de Dieu et le salut du monde.


Daniel Bichet, diacre permanent
Commentaire radiophonique enregistré pour Fidélité, Nantes.
https://homelies-diacres.danielbichet.fr/commentaires/mt3,13-17db2017.html 

samedi 10 janvier 2026

Jean 3, 22-30 Liturgie de la Parole samedi après l’Epiphanie

Une confession de foi en résonnance avec Jean (Jn 3, 22-30)

Méditation 

Je crois que Dieu agit parmi nous,
souvent sans bruit,
et parfois autrement que par nous.

Je crois que nous sommes appelés, ensemble,
non pas à fermer des portes,
ni à occuper tout l'espace
mais à laisser Dieu faire place,
et ouvrir ce qui peut naître autrement.

Je crois que nous reconnaîtrons Dieu
le jour où nous accepterons
qu’il prenne l'initiative
ailleurs que là nous nous pensions indispensables.

Je crois que Dieu est à l’œuvre
partout où quelque chose de lui advient :
dans la justice, la vérité, la compassion,
quels que soient ceux qui les portent.

Je crois que nous apprendrons la joie fraternelle
en nous réjouissant de l'initiative de Dieu
là où nous ne l’attendions pas,
et en acceptant de ne pas être au centre.

Je crois que notre fidélité
n’est pas de retenir,
mais de faire confiance à Dieu
pour que le neuf advienne
au milieu de nous
et au-delà de nous.

(silence)


Isabelle le 10 janvier 26




vendredi 9 janvier 2026

Luc 5, 12-16 Liturgie de la Parole vendredi après l’Epiphanie

Méditation 

Juste avant ce récit, un autre homme rencontre Jésus : c’est Pierre. Pierre se sait pécheur et au lieu de demander le pardon, il supplie Jésus de s’éloigner de lui, comme on s’éloigne prudemment d’un lépreux, ce qu’il n’est pas ! Il n’imagine pas une relation possible et pense même que son péché, sa salissure est obstacle à la Rencontre.
Et voilà que maintenant, un « homme couvert de lèpre » se présente à Jésus, va vers lui et lui demande de visiter tout son être, tout son corps : « purifie-moi » c’est à dire : viens visiter en moi tout ce qui est pourriture, lambeaux, ce qui tombe en vrac ; ne t’éloigne surtout pas de moi, mais entre en moi pour rendre pur car tu es la Pureté même.
Quelle audace et quelle foi en cet homme ! Il a tout compris !
Et Jésus va le faire encore grandir dans la foi. Il lui demande de ne le dire à personne : tu m’as rencontré, tu sais, tu crois, gardes cela dans ton cœur pour le moment. Poursuis un moment de route dans la foi seule, sans appui… dans un regard vers Dieu qui t’a visité. Alors tu pourras te rendre paisiblement au Temple pour témoigner.
Magnifique passage qui nous invite à entendre Dieu nous dire : laisse-moi entrer chez toi, laisse-moi te purifier, rien n’est trop abîmé en toi pour que je vienne y faire ma demeure…

Sr Marie (carmel Saint Joseph) 11 janvier 2019

https://www.carmelsaintjoseph.com/sermons/luc-512-16-2/ 

jeudi 8 janvier 2026

Luc 4, 14-22a Liturgie de la Parole jeudi après L’Épiphanie

première lecture : 1 Jean  4, 19-5,4

Mot d’accueil

Bonjour, nous voici donc rassemblés au nom du Seigneur, rassemblées par lui, pour le découvrir, pour l’écouter, pour le recevoir. La liturgie de ce temps après L’Épiphanie est riche et belle, qui nous porte de manifestation en manifestation… de Dieu ! mais elle a aussi sa part d’exigence. Et st Jean nous le redira aujourd’hui encore. Vous aimez Dieu ? alors aimez aussi vos frères et sœurs, sans quoi vous êtes des menteurs. Rien moins ! 
En entrant en cette liturgie, portons au Seigneur toutes les personnes que nous connaissons, à qui nous pensons pour nous en réjouir, ou parce qu’elles sont en souffrance, ou qu’elles nous font souffrir. Portons au Seigneur toutes ces personnes qu’il a placées sur nos routes, qu’il nous apprenne à les aimer de son amour. 
Par le chant des psaumes, recueillons-nous au plus profond de nous-mêmes, là où le Seigneur nous donne maintenant rendez-vous. 

Méditation de la Parole du jour  

Quand sommes-nous nés ? Non, je ne vous demande pas votre date d’anniversaire… Mais dites-moi quand sommes-nous nés vraiment ? nés à la vie de lumière pour laquelle nous sommes venus au monde. 
Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu, nous dit st Jean. Nous sommes vraiment nés lorsque nous avons commencé à croire, lorsque la foi est entrée dans notre vie, non comme une idée, comme une théorie, mais comme une lumière, un chemin de vie. Nous sommes nés, lorsque nous avons cru à l’amour de Dieu pour nous, et la vie reçue alors est mission. 
Aujourd’hui s’accomplit cette parole nous dit Jésus : lorsque la Parole de l’Ecriture n’est plus seulement une accumulation de mots, mais qu’elle prend chair en nous, qu’elle est reçue au plus profond de nous, et nous invite à la vie en Dieu, alors Dieu naît en nous, et nous naissons en lui. Prenons un temps de silence, de prière, d’échange avec notre Dieu et sauveur, dans le secret de notre cœur. Voyons comment la Parole a suscité un jour la vie en nous, voyons comment aujourd’hui encore elle nous appelle. 
L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. C’est vrai de chacun de nous depuis notre baptême. Il m’a envoyé… oui, tous nous sommes missionnés de Dieu. 
Nous ne pouvons nous contenter de ronronner gentiment au coin du feu de l’amour de Dieu. Celui qui aime Dieu qu’il aime aussi son frère. 
Dans le silence de la prière, laissons-nous aujourd’hui encore envoyer par Dieu auprès de ceux et celles qu’il nous confie.

(silence)

Prière de conclusion du silence

Aujourd’hui s’accomplit ta Parole Seigneur, ton Esprit nous renouvelle. Seigneur, fais-nous renaître en toi, que notre vie proclame l’amour dont tu nous aimes. Que nous devenions vraiment tes disciples par l’amour que nous porterons à nos frères et sœurs. Nous te le demandons par Jésus, le Christ notre Sauveur. 

 
Prière de louange

Père bien-aimé, tu envoies Jésus annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres que nous sommes, nous te louons

Père bien-aimé, tu donnes ta lumière à notre monde, tu offres ton salut, nous te louons
        Ref. 
Père bien-aimé, par ton Esprit tu nous combles de bienfaits, 
Nous te louons
        Ref.
Père, tu nous donnes ton Esprit, pour que nous devenions le corps du Christ, nous te bénissons
        Ref.
Père, aujourd’hui ta Parole s’accomplit, tu déposes ton amour en nos cœurs, pour que nous le répandions, nous te bénissons
        Ref. 

Invitation à la prière du Notre Père

Avec Jésus et dans son Esprit qui nous révèle les profondeurs du cœur de notre Père, nous osons dire : …

Partage de la paix
Seigneur Jésus, tu nous as appris que l’amour véritable ne peut surgir que d’un cœur pacifié. Donne-nous toujours cette paix qui transforme notre cœur, et nous apprend à aimer comme tu nous aimes. Permets que nous recevions ta paix, pour l’échanger. 

Prière

Nous te rendons grâce Dieu notre Père, pour l’Evangile et ses exigences qui libèrent notre vie. Garde-nous dans la justice et la sainteté de ton amour, dans le respect des uns et des autres. Que notre existence te rende gloire maintenant et pour les siècles des siècles.  


Bénédiction

Dieu est amour, qu’il nous bénisse et nous garde, lui qui est Père, Fils et Saint Esprit.

Sr Myrèse le 8 janvier 2014




mercredi 7 janvier 2026

Marc 6, 45-52 Liturgie de la Parole mercredi après l’Epiphanie

Première lecture : 1Jean 4,11-18

Méditation

Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Voilà l’acte de foi que saint Jean nous transmet dans la première lecture. Ce qui fonde sa vie, ce qui motive sa confiance.
Nous avons vu ! Il a vu quoi ? L’Evangile d’hier nous le dit un peu. Il a vu Jésus saisi de compassion pour la foule parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Et Jésus les a nourris longuement de sa parole puis rassasiés de pain et de poisson. 
Il a vu Jésus s’en aller pour prier seul. Il a vu Jésus venir à eux en marchant sur les eaux du lac, alors qu’ils peinaient avec le vent contraire. Jésus qui vient à eux mais ne s’impose pas, il veut les dépasser (Cette note est propre à Marc)… Il voulait les dépasser, peut-être pour les inviter à le suivre malgré les flots en furie. Peut-être pour leur signifier de poursuivre leur traversée à sa suite, qu’il est là, les précède et traverse l’épreuve avec eux. 
Devant leur peur Jésus s’arrête et les apaise « confiance ! c’est moi, n’ayez pas peur !» Ce n’est pas un fantôme, c’est une présence très réelle et agissante, apaisante extérieurement (les flots se calment dès qu’il monte dans la barque) et intérieurement. Ils sont au comble de la stupeur, l’expression est forte, et ils n’ont rien compris et leur cœur était endurci. Marc ne les ménage pas. Au cœur de cette semaine où l’Eglise nous fait parcourir jour après jour les différentes manifestations de Jésus on voit que les plus proches disciples sont passés par des tempêtes et des incompréhensions fortes.
C’est une chance pour nous. Quand il nous arrive de ne rien comprendre à ce qui nous atteint personnellement, à ce qui se passe dans l’Eglise, dans le monde, Jésus parle avec nous. Il parla avec eux, nous dit Marc (là encore cette note lui est propre), et c’est étrange car ils ne disent pas un mot ! Oui Jésus parle avec nous, même quand nous ne savons quoi lui dire, quand nous sommes dans la peur, la stupeur, l’incompréhension. Rien ne peut rompre la relation qu’il a choisi d’instaurer avec chacun.
Le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Sauveur du monde ! J’ai bien aimé ce que disait le Père Patrice Proulx le 29 décembre : le salut c’est être capable d’être en relation avec Dieu. Accepter cette relation.
Le reste en découle et l’admirable extrait de la première lettre de saint Jean met cela en lumière : Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Sans cette adhésion profonde du cœur, nous ne serions pas là ; mais en même temps, elle est à refaire sans cesse , surtout dans les moment de nuit, de tempête. Parfois je crie au Seigneur : je crois, viens au secours de mon manque de foi (cf. Marc 9,24).

Merci Seigneur de nous avoir rendus capables d’être en relation avec toi qui est Amour. Une relation qui demeure et nous fait demeurer en toi, avec toi, même et surtout dans les tempêtes. Même si nous ne savons quoi dire, tu parles avec nous et ton premier mot est « confiance ».
Merci Seigneur de nous rendre capables, parce que nous sommes aimés de toi, d’être aussi en relation avec les autres et de les aimer en vérité. « Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. » (1Jean 4) Parce que tu demeures en nous et nous aimes, nous pouvons aimer les autres et cet amour fraternel dilate notre cœur pour que tu aies d’avantage de place pour y demeurer. C’est une spirale vertueuse sans fin qui fait que ton amour atteint la perfection en nous. Perfection dans le sens de plein accomplissement, pas d’impeccabilité ! C’est dans la foi et l’espérance, car je ne vois guère en moi que cet amour atteigne la perfection ! Mais c’est ton œuvre, ton travail souterrain et le mien. C’est l’œuvre de toute ma vie. Toi en moi et moi en toi, ensemble nous collaborons à cette œuvre.
Alors oui je peux garder confiance, garder courage, me relever quand je tombe car « Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte » (1Jean 4) et tu es là et me dis « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Rien ne peut m’arracher, nous arracher de ta main (cf. Jean 10,28-29).


Introduction au Notre Père

En tout confiance prions le Père qui n’est qu’Amour 

Sr Marie-Christine le 7 janvier 26