vendredi 17 juillet 2026

Liturgie 15e vendredi TO-II Matthieu 12, 1-8 ; Isaïe 38, 1-8

Un don de Dieu pour la vie
Méditation

Quel visage de Dieu, les lectures de ce jour nous invitent-elles à découvrir et à contempler ?

La première lecture nous relate l’intervention de Dieu dans l’histoire d’un homme, Ezéchias, en proie à la détresse devant la mort qui lui apparaît certaine et très proche.

Détresse qui pousse Ezéchias à crier vers Dieu : « Souviens-toi de moi, souviens-toi de tout ce que j’ai fait ». Et Dieu se laisse toucher par la prière...

La prière fait-elle changer Dieu d’avis ? Pousse-t-elle Dieu à modifier le cours de l’histoire ? Cette manière de voir ne nous met-elle pas à l’aise ? Tant de détresses dans notre monde aujourd’hui, tant de morts prématurées... malgré tant de cris et de prières...

En lisant le texte, je constate que lorsqu’il s’agit de l’annonce de la mort, il est dit : « le prophète Isaïe vint dire à Ezéchias : Ainsi parle le Seigneur, tu vas mourir… ». Mais un peu plus loin il est dit : « La Parole du Seigneur fut adressée à Isaïe : Va dire à Ezéchias : ainsi parle le Seigneur, j’ai entendu… »

Certes Ezéchias est atteint d’une maladie mortelle. Isaïe le met devant la réalité : tu vas mourir. C’est la suite logique, c’est la loi de la nature. Ezéchias, se révolte devant ce caractère inéluctable, il crie vers le Seigneur, comme l’ont fait tant de psalmistes, et comme le font depuis des siècles, tant d’hommes et de femmes dans leur aspiration à la vie et au bonheur.

Dieu change-t-il d’avis ou vient-il mettre un bémol à l’affirmation peut-être trop hâtive d’Isaïe ? « Mes pensées ne sont pas vos pensées » dira Isaïe (55,10-11) en faisant parler Dieu.

Cette maladie d’Ezéchias, ne serait-elle pas comme celle de Lazare, relatée dans l’Evangile de Jean, une maladie qui ne conduit pas à la mort mais qui est pour la gloire de Dieu ?

Toujours est-il que comme Lazare, Ezéchias verra sa vie prolongée de quelques années, et que si nous regardons le texte parallèle dans le livre des Rois, il est question pour Ezéchias, comme pour Lazare d’un délai de trois jours... Pour nos oreilles chrétiennes, même si Ezéchias comme Lazare connaîtront un jour la mort, ces « 3 jours » ne peuvent manquer d’évoquer pour nous la mort-résurrection du Christ.

Cet épisode de l’histoire d’Ezéchias nous révèle un Dieu pour la vie, un Dieu de Vie.

 

Dans cette perspective, l’attitude des Pharisiens de l’Evangile nous fait un peu sourire. Elle nous ramène au ras des pâquerettes.

Il s’agit du Sabbat que les disciples sont accusés de violer parce qu’ils arrachent quelques épis de blé pour assouvir leur faim. Pour autant qu’on n’utilise pas la faucille, la loi permet en effet de prendre quelques épis dans le champ du voisin et de les froisser pour les manger. Mais voilà les commentateurs de la loi ont établi une liste de travaux interdits pendant le Sabbat et cueillir des épis en est un.

Que répond Jésus ? Il se place à 2 niveaux.

Tout d’abord, au niveau de la loi elle-même qui fait passer l’assouvissement de la faim avant le respect du sacré.

Mais Jésus va plus loin et sa place au niveau de la conscience qu’il a de sa mission. « Il y a ici plus grand que le Temple ». Sa qualité d’envoyé de Dieu, de Fils de Dieu autorise Jésus à remettre en question les institutions telles que le Sabbat ou le Temple lorsqu’elles ne sont plus conformes à la Volonté de Dieu qui a donné la Loi.

Le Dieu pour la vie, le Dieu de Vie qui nous a été révélé dans la première lecture nous appelle à la Vie et sa loi est une Loi de Vie. Les arrêtés d’exécution qui précisent cette loi et se veulent un guide pratique pour la mettre en application, ne sont que des préceptes humains. Et à ce titre, ils sont toujours à confronter avec le dynamisme originel de la Loi.

Il me semble que ce texte est plus interpelant qu’il n’y paraît à première vue car il met en évidence une grave tentation, qui n’est autre que la tentation d’Adam et Eve : faire son salut par soi-même. La créature s’empare de l’œuvre de Dieu, ici en l’occurrence la loi, et la manipule. Lorsque l’être humain absolutise et sacralise les moyens qu’il juge efficaces pour le salut, il en arrive à craindre tout ce qui peut mettre en péril la sécurité qui lui vient des observances. Il en vient à supprimer sa liberté et celle des autres au profit d’une assurance qui cache mal sa précarité. Il en vient à vendre son droit d’aînesse pour un plat de lentilles...

Jésus nous rend à notre liberté première en nous invitant à faire du sabbat non pas une observance qui nous garantit une justice aussi raide que morte, mais ce qu’il est vraiment, un temps pour Dieu, un temps avec Dieu, un temps où l’être humain libéré des astreintes du quotidien, s’avance librement à la rencontre du Dieu source de vie, source de fécondité. Ce Dieu qui donne sens à notre labeur en en faisant un chemin de vie.

Le Sabbat est un don de Dieu pour la Vie.

Sr Elisabeth écrit le 18 juillet 2014

jeudi 16 juillet 2026

Liturgie de la Parole 15e jeudi TO-II Matthieu 11, 28-30 ; Isaïe 26, 7-9.12.16-19 ; Psaume 101, 13-21

Au Carmel

Homélie

La journée est terminée, on est enfoncé dans le canapé pour se reposer mais la tête, elle, continue de travailler. Les conversations que l’on a eues, les soucis qui peuvent nous accabler et déjà les décisions de demain s'invitent déjà. Nous sommes couchés mais nous ne sommes pas vraiment reposés.

 Je crois que Jésus connaît bien ce cœur humain. C'est pourquoi il ne dit pas : « Venez dormir », il n’est pas un super Zolpidem ; il dit : « Venez à moi... et je vous procurerai le repos. » Le repos dont parle l'Évangile est beaucoup plus profond. C'est ce lieu intérieur où nous cessons enfin de porter seuls le poids de notre existence.

 La première lecture nous y prépare admirablement. Isaïe fait monter une prière du peuple au milieu de l'épreuve. Et cette phrase retient l'attention : « Mon âme, la nuit te désire. » Quelle belle définition de la foi ! La foi n'est pas l'absence de nuit mais elle est une manière de traverser la nuit. Même lorsque Dieu semble silencieux. Même lorsque les réponses tardent.

 Le Carmel est précisément l'école de cette attente. Une montagne où le prophète Élie apprit à reconnaître Dieu, non dans la violence du vent ou du feu, mais dans « le murmure d'une brise légère ». Marie appartient à cette même école. Elle accueille, elle médite et surtout, elle laisse Dieu faire son œuvre dans le silence.

Saint Jean de la Croix écrivait : « Le Père n'a dit qu'une seule Parole : son Fils ; et c'est dans un éternel silence qu'il la dit ; c'est dans le silence que l'âme doit l'entendre. » Le Carmel nous apprend à reconnaître le Seigneur dans le silence. Le Carmel c’est bien plus qu’une montagne. C'est un cœur où Dieu peut enfin trouver le silence pour parler.

 Et voilà que Jésus ajoute : « Prenez sur vous mon joug. » Étrange non ? Il vient de promettre le repos, et voilà qu’il parle d'un joug. Contradictoire ? Non. Le joug du Christ n'ajoute pas un poids supplémentaire. Je vous ai déjà cité Benoît XVI, à sa première messe comme Pape : « Celui qui croit n'est jamais seul. » Cette phrase prend aujourd'hui une résonance particulière. Le véritable repos naît de cette certitude. Je ne suis jamais seul. Même dans mes nuits. Même dans mes fatigues. Même lorsque je ne comprends plus le chemin.

 Notre-Dame du Mont Carmel est précisément cette présence maternelle qui nous conduit vers le Christ. Le scapulaire, si cher à la tradition carmélitaine, n'est pas un porte-bonheur. Il est le signe d'un engagement réciproque : vivre revêtu du Christ à l'école de Marie. Thérèse de l'Enfant-Jésus, fille du Carmel, écrivait : « Tout est grâce. »  C'est peut-être cela, le repos chrétien. Découvrir que tout peut devenir grâce lorsque nous le remettons entre les mains du Christ.

Marie du Carmel ne nous retient jamais auprès d'elle. Elle nous montre son Fils, lui qui nous murmure aujourd’hui : « Viens à moi... » Mon nom est Emmanuel, je suis Dieu-avec-toi.

Pierre Hannosset le 16 juillet 2026

https://padrepierre.blogspot.com/2026/07/note-dame-du-mont-carmel-mettons-nous.html

 


mercredi 15 juillet 2026

Liturgie de la Parole 15e mercredi TO-II Matthieu 11, 25-27

Méditation 

Fin mai, Brigitte s’est trompée de références dans la préparation de la célébration et elle a commenté Matthieu 11, 11-25. Son texte ne correspondant pas alors à l’Evangile du jour, je lui ai proposé de l’utiliser pour aujourd’hui, ce qui est plus en adéquation. Elle est absente et donc je suis son porte-parole !


Jésus reconnait la grandeur de Jean-Baptiste, il lui rend hommage. Cependant Jésus ajoute : « Dans le royaume de Dieu le plus petit est encore le plus grand ». Comment l’entendre, comment le comprendre ?

Jean il annonce…tandis que les disciples, eux, vivent déjà la présence de Dieu en Jésus. S’engager avec Dieu voilà le chemin des disciples.

La violence est toujours présente dans les villes. Il y a eu des signes, des miracles des mots. Le peuple a vu, entendu, reçu. L’espace intérieur de certaine personne n’a pas bougé et Jésus crie sa douleur.

On dit de Jean-Baptiste qu’il est possédé, On dit de Jésus qu’il est un glouton…

Dans ce passage de l’évangile selon saint Matthieu, au milieu des paroles sur la violence et le royaume, le bruit des avions militaires sur mon village devient presque une parabole. J’écoute avec effroi, je suis distraite et me rappelle combien notre monde gronde, lutte, domine, se défend, s’agite. Et pourtant au cœur même de ce vacarme, une autre voix demeure :

« Heureux les petits »

Jésus dit : « Père… tu l’as révélé aux tout petits ». Jésus nous demande d’avoir un cœur désarmé. Un cœur qui ne cherche pas à écraser, convaincre, posséder ou avoir raison. Un cœur humble pour accueillir. 

Peut-être que devenir « tout petit » c’est ne pas nourrir de la violence intérieure ? Consentir à ne pas tout maitriser ? Rester tendre dans un monde dur ? Garder une capacité d’émerveillement malgré les menaces ? Garder confiance ? 

Alors que les avions sur Freux traversent le ciel, une autre traversée est possible en nous : passer du bruit à l’écoute, de la peur à la paix, de la dureté à la simplicité. Le cœur d’un tout petit reste ouvert au ‘Souffle’, il accueille, il s’émerveille, il se rend disponible pour recevoir.

Les tout petits ne change pas le monde par la force. Ils ouvrent un espace où Dieu peut respirer dans son humanité.


Matthieu 11, 25 25:  En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : " Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. 26 Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance".


Brigitte le 15 juillet 26


mardi 14 juillet 2026

Liturgie de la Parole 15e mardi TO-II Matthieu 11, 20-24

Méditation 

Dans l’Evangile nous voyons Jésus enseigner les foules. Nous le voyons guérir des malades, prendre soin des plus faibles, des plus démunis, des rejetés mis au ban de la société.  Il dit et agit sans violence et beaucoup de bienveillance. 

Ce n’est pas qu’il marchait à côté de ses pompes, il allait tout simplement à l’encontre des normes établies et des comportements adoptés par un peuple manipulé par des responsables politiques et religieux mal intentionnés. 

Je me demande ce qui a changé aujourd’hui ? Le constat que nous pouvons faire de la situation, qu’elle soit sociale, climatique, économique ou philosophique est le même. L’intolérance, le repli sur soi, la cupidité, le manque d’empathie est le même.

Jésus fait tout cela en parcourant la Galilée, la Judée, même la Samarie et les régions étrangères.  Il entre dans les villes et villages, parfois sans y être accueilli quand ce n’est pas rejeté. Et, c’est aussi là, où l’enfant du pays devrait être écouté et reçu, qu’il est le plus souvent méprisé.

Nul n’est prophète en son pays, dit-on encore aujourd’hui !

On dit aussi qu’il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

La surdité et l’aveuglement du cœur entraîne, soit à la paralysie, soit à l’exaction, à la violence.  C’est aussi ce que l’on constate aujourd’hui.

Jésus à pourtant tout fait pour que le feu qui l’anime, celui de la Bonne Nouvelle qu’il nous donne, devienne le moteur de nos vies. C’est aussi sa manière de nous dire que son père compte sur lui pour faire surgir et grandir un monde différent de celui dans lequel trop souvent nous vivons et que nous connaissons trop bien. Le monde nouveau qu’il nous invite à créer à sa suite et dans lequel il nous invite à vivre, il l’appelle le Royaume de Dieu.

Avec Jésus nous apprenons et découvrons que Dieu son père est aussi notre Père et qu’il est profondément lié à nous personnellement, à l’humanité et à sa création… c’est-à-dire aux êtres que nous sommes et à la planète Terre dont nous ne prenons pas suffisamment soin.

Jésus nous apprend également que lorsqu’un être humain est blessé, atteint dans sa dignité, sa liberté, son humanité, c’est Dieu lui-même que l’on atteint. La solidarité, la compassion, la miséricorde et la fidélité de Dieu ne sont pas des vains mots.

Alors, on comprend la douleur de Jésus qui constate les résistances au changement, au retournement des cœurs que l’on appelle la conversion.

Malheureuse es-tu Chorazin, malheureuse es-tu Bethsaïda. Il y a en chacun de nous un peu ou beaucoup de Chorazin, de Bethsaïda ou de Capharnaüm, même, et il ne faut pas le nier, s’il y a aussi un peu de Tyr et de Sidon.

Jésus est d’autant plus dur que nous sommes informés, nous avons été enseignés et parfois guéris, alors, si nous restons fermés, si nous ne travaillons pas à l’œuvre de Dieu, nous sommes moins pardonnables que celui qui ne le connaît pas et ignore sa présence faute de connaissance de son existence.

Nous avons tout pour choisir la vie, découvrir qu’il y a en nous plus que nous-mêmes. Nous faisons parfois ou souvent l’expérience que le feu de l’Esprit habite et agit en nous. En accueillant cet Esprit je peux changer ma vie et participer avec joie et enthousiasme à l’œuvre créatrice de Dieu. Cette œuvre créatrice que le Christ accomplit pleinement.

Aujourd’hui nous sommes invités à changer notre regard et nos comportements, à choisir la vie, choisir la confiance en sa parole et à expérimenter la joie qu’il suscite en nous et autour de nous.

Raymond le 14 juillet 26


lundi 13 juillet 2026

Liturgie de la Parole 15e lundi TO-II Matthieu 10, 34-11,1

Méditation

Frères et sœurs, bon dimanche !

Encore dans l’Évangile d’aujourd’hui (Mattieu 10, 37-42) nous entendons quelques exhortations de Jésus afin de marcher à sa suite et d’être témoins de son Royaume. Il ne s'agit pas d'un simple geste extérieur, mais de nous engager pleinement dans une relation d'amour avec Lui. Et pour porter du fruit, l’amour exige au moins trois choses : le détachement, la perte et l’accueil.

Tout d’abord, le détachement. Jésus dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (v. 37). Au moment où il commence à envoyer ses apôtres en mission, le Seigneur veut qu’ils soient libres de tout lien. Mais cela vaut pour chacun, même les liens affectifs les plus importants trouvent leur plénitude grâce à l’amour que le Christ nous offre. Pensons, par exemple, à la vie conjugale : on ne peut la vivre pleinement qu’en « quittant » la maison de ses parents (cf. Mattieu 19, 6) pour s’engager dans la relation conjugale. Pensons aussi à l’éducation des enfants : on les aide à s’épanouir et à être heureux en les apprenant à « marcher par eux-mêmes » et à faire leurs propres choix. Saint Augustin dit : « La séparation d’avec ce que l’on aime est douloureuse. Mais même le laboureur perd temporairement ce qu’il sème » (Discours 330, 2). Ce n’est qu’en « perdant » cette graine, semée dans la terre, qu’il pourra la voir fleurir.

En ce sens, l’amour est aussi une perte. Nous avons du mal à le comprendre, surtout dans un monde où perdre semble être une faiblesse et où l’on est obsédé par le fait d’avoir et de posséder. Cependant l’amour ne porte du fruit que dans le don de soi : lorsque nous sommes prêts à perdre un peu de nous pour faire de la place à l’autre, à perdre un peu de temps pour écouter un ami, à perdre un peu de confort pour partager une situation de détresse. Celui qui garde la vie seulement pour lui – dit l’Évangile – la perd en réalité (cf. v. 39), car elle ne s’ouvre pas à la joie de l’amour et devient stérile. C’est pourquoi Jésus nous invite à embrasser la Croix : Il s’est offert, Il s’est perdu lui-même et, c’est précisément ainsi, que nous avons pu recevoir sa vie en abondance. De la même manière, si nous vivons dans la logique du don, nous serons nous aussi capables de faire naître une vie nouvelle dans nos relations.

Enfin, l’accueil. L’amour, en effet, s’exprime à travers des choix et des actions concrètes, dans un engagement fait de petits gestes quotidiens, comme celui d’offrir un verre d’eau à celui qui a soif (cf. v. 42). Jésus, en envoyant ses disciples au-devant de lui, leur demande d’y aller sans provisions, c’est-à-dire d’être dans le besoin, car c’est ainsi qu’ils pourront susciter l’accueil chez ceux qu’ils rencontreront. Et ainsi, en accueillant ceux qui viennent au nom de Jésus, on accueille Jésus lui-même et le Père céleste qui l’a envoyé. L’amour pour le Seigneur passe toujours par l’accueil des frères.

Chers amis, prions la Vierge Marie, qui a aimé son Fils tout en sachant aussi le perdre : qu’elle nous aide à être des témoins humbles et joyeux de l’amour du Christ.

Pape Léon XIV, Angelus, le 28 juin 26

https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/angelus/2026/documents/20260628-angelus.html

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