Pages

Pages

Pages

mardi 17 mars 2026

Liturgie de la Parole 4e mardi Carême Jean 5, 1-16

J'avais publié le commentaire de soeur Myrèse de l'an dernier... Mais il était déjà publié 

(voici son lien:https://partage-de-lectio.blogspot.com/2025/04/de-la-parole-4e-mardi-de-careme-accueil.html

Alors en voici un autre!

Introduction

« Cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent »

En ce jour laissons-nous assainir par l'eau de l'Esprit et de la Parole. Laissons cette Vie reçue au Baptême, agir en nos cœurs et les transformer.

Vivons cette célébration en communion avec tous les malades, toutes les personnes qui travaillent pour lutter contre la maladie, celles qui assument les tâches de base, celles qui vivent le confinement, le jeûne des sacrements.

Chantons maintenant les Psaumes de ce jour.

 

Oraison

Donne à tes fidèles Seigneur, une vraie générosité à te servir et à se laisser assainir par la vie reçue au Baptême : qu'ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l'annonce du mystère pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du salut. Par Jésus Christ, notre Sauveur, lui qui règne avec toi et l'Esprit Saint, maintenant et pour les siècles des siècles

 

Méditation

(Inspirée du commentaire du Père Xavier Léon-Dufour (« lecture de l'évangile selon Jean». Tome II p 28ss) et de la Traduction d'Yves Simoens (« selon Jean, tome I une traduction » Editons de l'Institut d'Etudes Théologiques IET)

Regardons l'homme qui est couché depuis 38 ans, sans espoir.  Il est dans une impuissance et un isolement qui paraissent invincibles. Gisant et coupé d'autrui, cet homme n'est-il pas comme exclu de la vie ? Sa désespérance contraste avec la présence à ses côtés, de Jésus, qu'il ignore. Jésus lui pose la question «te mets-tu à vouloir devenir saint ?» (Traduit le Père Yves Simoens) comme si c'était tout simple ! Juste un oui à dire !

Et comme lui nous présentons à Jésus toutes nos impossibilités : pas d'issue, pensons-nous parfois !

 Pour Jésus pas de problème :« Mets-toi-à te-relever, enlève ton grabat et mets-toi-à-marcher !»(traduction Yves Simoens) Jésus l'invite à commencer un chemin de résurrection :se relever et enlever son grabat.

Et entre en mouvement mets-toi-à-marcher : cesse de te laisser paralyser, bouge, avance dans la vie. Ton grabat n'est pas un obstacle à ta marche. Je t'aide à te mettre debout, maintenant, à toi de jouer et de continuer la route !

J'aime mieux la traduction « grabat » plutôt que « brancard » le brancard est temporaire, le temps d'un transport, le grabat est un lit permanent ! Et c'était bien la situation de cet homme.

 Il est intéressant de voir les noms que l'homme donne à Jésus : dans son dialogue avec Jésus il lui dit  « Seigneur ». Il a bien compris que celui qui passe, qui l'a remarqué, qui s'est informé de lui et apprenant ses années de maladie, lui pose la question : « Te mets-tu-à-vouloir devenir sain?», n'est pas un homme ordinaire. Et tandis que les Juifs lui signalent qu'il ne lui est pas permis d'enlever son grabat, il répond : « Celui qui me-fit-sain, celui-là me dit... ». Il s'appuie sur l'autorité forte de celui qui a pu accomplir une telle œuvre, même s'il ne sait pas son nom !

 Où rencontre-t-il ensuite Jésus : dans le Temple ! Et oui le « soigné » va au Temple auquel il a enfin accès après 38 ans d'exclusion. Il va exprimer sa reconnaissance et se relier enfin à Celui qui habite le Temple. Là Jésus le retrouve : l'a-t-il cherché ? Sans doute. « Vois : sain tu es devenu : ne pêche plus afin que quelque chose de pire ne te devienne pas ». Deux fois le verbe devenir ! L'homme est devenu sain et non redevenu ! C'est comme une nouvelle naissance.

Jésus n'établit pas un lien entre péché et maladie, il relie « santé » et conduite sans péché : le don d'une vie saine requiert une conduite juste. Sa faute aurait-elle été une désespérance ? Lui seul et Jésus le savent et Jésus l'invite à ne plus s'engager sur ce chemin sans issue, ce chemin de mort.

Et l'homme sait maintenant que celui qui le fit sain s'appelle Jésus c'est-à-dire Dieu Sauve !

Pour nous aujourd'hui ? Présentons à Jésus ce que nous avons à porter, ce qui nous peut-être paralyse, nous étouffe, nous bloque. Entendons son invitation : Mettons-nous à nous relever, à enlever ce qui nous pèse et à marcher.

 

Oraison conclusive

Seigneur, notre refuge et notre force, aide-nous à voir combien par nous-mêmes nous sommes impuissants à guérir, et accorde-nous la guérison de tout ce qui nous paralyse. Toi, l'unique médecin des corps et des âmes pour la vraie vie qui demeure dès maintenant et pour toujours.

Sr Marie-Christine en 2020


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire